Ancienne figure emblématique de la météo sur TF1, Catherine Laborde est décédée le 28 janvier 2025 à l'âge de 73 ans, des suites de la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative. Près d’un an après sa disparition, son mari, Thomas Stern, se retrouve au cœur d’une polémique familiale après la publication d’un livre jugé « controversé » par les proches de la présentatrice.
Une carrière marquée par près de 40 ans à la télévision
Catherine Laborde a consacré une grande partie de sa vie à la télévision française. Présentatrice météo sur TF1 de 1988 à 2017, elle a marqué plusieurs générations de téléspectateurs par sa bienveillance et sa pédagogie, travaillant aux côtés de figures telles qu’Évelyne Dhéliat. Sa disparition en janvier 2025 a suscité une vague d’émotion dans le paysage audiovisuel et auprès du public.
Un livre posthume qui divise
Le 28 janvier 2026, Thomas Stern publie Y a-t-il une vie après ta mort ? aux éditions Robert Laffont. L’ouvrage est présenté par son auteur comme une « lettre d’amour posthume » où il partage son expérience face à la maladie de sa femme et les derniers moments qu’ils ont vécus ensemble. Selon lui, le livre vise également à mettre en lumière la place des aidants dans la maladie et la fin de vie.
Pour Thomas Stern, il s’agit d’un hommage : « La famille a le droit de penser ce qu’elle veut. J’accepte que chacun dise ce qu’il a à dire, car moi je dis ma vérité. J’ai écrit pour Catherine et pour les aidants », déclare-t-il dans Le Parisien.
Des réactions familiales virulentes
La publication de ce livre a provoqué une vive réaction de la famille de Catherine Laborde. Gabrièle Laborde, la fille aînée de la présentatrice et photographe de profession, dénonce un geste « d’un mauvais goût terrible » : « Un an après la mort de ma mère, on n’a jamais pensé qu’il publierait un livre sur elle sans nous prévenir. Je lui reproche d’utiliser l’anniversaire de la disparition de notre maman pour faire sa promotion », affirme-t-elle.
Elle ajoute : « Thomas se fait passer pour la seule personne dans le sacrifice. La vérité est ailleurs. C’est notre organisation familiale, un village entier concerné. Et l’argent que ma mère avait mis de côté a permis que sa fin de vie se passe bien. Sans les aides-soignantes, on n’aurait pas pu l’accompagner jusqu’au bout de manière digne et aimante. »
Pia Laborde, la fille cadette et sage-femme, renchérit : « Ma mère n’est pas un panneau publicitaire. Nous, on apprend à vivre avec ce deuil. » Françoise Laborde, sœur de Catherine, confirme le sentiment de sidération général : « On est tous sidérés qu’il utilise la mort de Catherine pour se mettre encore en valeur. »
Accusations et procédure en cours
Les tensions dépassent le cadre des déclarations familiales. Selon Le Parisien, Thomas Stern fait l’objet d’une plainte déposée par la principale aide-soignante qui s’était occupée de Catherine Laborde. La plainte porte sur des faits de harcèlement moral et d’atteinte à la vie privée, renforçant le climat conflictuel autour de la publication de l’ouvrage.
Un débat sur le respect posthume et la mémoire
Cette situation soulève des questions sensibles sur le respect posthume et la gestion de la mémoire des personnalités publiques. D’un côté, Thomas Stern défend son droit à raconter sa version intime de l’histoire et à sensibiliser le public au rôle des aidants. De l’autre, la famille de Catherine Laborde s’inquiète d’une exposition médiatique jugée opportuniste et d’un manquement au respect de l’intimité de la défunte.
Le débat met également en lumière la complexité des héritages émotionnels et financiers dans le contexte d’une fin de vie assistée. Gabrièle Laborde insiste sur le rôle collectif de la famille et des aidants, soulignant que sans leur engagement, la fin de vie de leur mère n’aurait pas été aussi digne et sereine.
Un an après sa disparition, l’héritage médiatique de Catherine Laborde
Alors que l’anniversaire de sa mort approche, Catherine Laborde reste une figure respectée du journalisme audiovisuel français. Sa carrière, marquée par près de quatre décennies de service sur TF1, continue d’inspirer les professionnels du métier et le grand public. Le conflit autour du livre de Thomas Stern montre toutefois que la mémoire des personnalités publiques peut devenir un enjeu émotionnel et juridique complexe pour les proches.
Au-delà des tensions familiales, l’histoire de Catherine Laborde souligne l’importance de l’accompagnement des malades et de leurs familles. Elle rappelle également que le récit posthume, lorsqu’il touche à la vie intime d’une personne médiatique, peut susciter des débats éthiques et légaux considérables, mêlant émotion, mémoire et responsabilité.
Alors que l’année s’écoule, la famille et les proches de Catherine Laborde continuent de naviguer entre deuil, respect de la mémoire et nécessité de protéger l’intimité d’une vie publique désormais achevée. Le livre de Thomas Stern, qu’il présente comme un hommage, reste au centre de cette controverse et cristallise des émotions profondes, révélatrices de la complexité des relations familiales après la disparition d’un être cher.