L’affaire concernant le psychanalyste Gérard Miller, personnalité médiatique connue pour ses interventions en télévision et en radio, connaît un nouveau rebondissement. Le mardi 30 septembre 2025, il a été placé en garde à vue à Paris, visé par des dizaines d’accusations de viols et d’agressions sexuelles. Cette affaire suscite de vives réactions dans les milieux académiques, médiatiques et judiciaires.
Contexte de la mise en garde à vue
Gérard Miller a été interpellé à son domicile dans la matinée du 30 septembre 2025. Il est actuellement entendu par la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire de Paris. Ce professeur de l’université Paris 8, également connu comme chroniqueur, fait l’objet d’une attention médiatique particulière en raison de son exposition publique.
Les premières accusations contre Gérard Miller
L’enquête a été ouverte en février 2024, après la réception de six signalements de femmes. Elles affirment avoir subi des gestes à caractère sexuel sans leur consentement, sur une période allant de 1995 à 2005. Deux de ces plaignantes seraient d’anciennes étudiantes de l’université Paris 8, où enseignait Gérard Miller.
L’ampleur des témoignages, des dizaines de victimes présumées
Rapidement, de nouveaux témoignages ont émergé dans la presse. Selon les enquêtes journalistiques, notamment relayées par Elle, au moins 67 femmes ont dénoncé les agissements du psychanalyste. Certaines victimes présumées étaient mineures au moment des faits allégués. Les accusations portent souvent sur des séances d’hypnose qui se seraient transformées en actes de violences sexuelles.
Tableau récapitulatif des principales accusations
| Période | Nombre de signalements | Contexte évoqué |
|---|---|---|
| 1995 - 2005 | 6 signalements initiaux | Etudiantes et séances d’hypnose |
| Depuis 2024 | Plus de 60 témoignages | Médias, séances en cabinet ou domicile |
La défense de Gérard Miller
Face à ces accusations, Gérard Miller a toujours nié en bloc les faits. En février 2024, il déclarait être « certain de n’avoir commis aucune infraction ». Ses avocats mettent en avant son droit à la présomption d’innocence, rappelant que l’enquête est en cours et que seule la justice pourra trancher.
Réactions dans les milieux médiatiques et académiques
La chute de cette figure publique suscite un vaste débat. Ses collègues universitaires expriment leur sidération, tandis que dans les médias, certains de ses anciens partenaires de plateau s’interrogent sur le silence qui aurait entouré ces comportements présumés. Cette affaire remet en question les mécanismes de protection dans les milieux intellectuels et médiatiques.
L’évolution de l’enquête judiciaire
Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête pour des faits « susceptibles d’être qualifiés de viols et d’agressions sexuelles ». Les enquêteurs s’attachent désormais à recueillir les témoignages des victimes présumées, analyser les faits et confronter les versions.
Impact médiatique et social
L’affaire Gérard Miller dépasse le cadre judiciaire. Elle illustre une libération de la parole des victimes dans le sillage des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc. Cette mise en garde à vue pourrait marquer un tournant symbolique dans la lutte contre les violences sexuelles, particulièrement dans les milieux académiques où le rapport hiérarchique joue un rôle important.
La garde à vue de Gérard Miller constitue une étape importante dans une affaire qui pourrait profondément marquer le paysage intellectuel et médiatique français. Si la justice doit encore se prononcer, les témoignages massifs soulignent l’ampleur du phénomène des violences sexuelles. Cette affaire interroge à la fois la responsabilité des institutions et la nécessité d’un changement culturel durable.
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