Ce dimanche 5 octobre, La Tribune du dimanche publie le récit saisissant de Lucie (prénom modifié), une ancienne compagne du chef Jean Imbert. Alors qu’elle l’avait jadis défendu, elle affirme aujourd’hui avoir été victime de violences, et vient de déposer plainte fin septembre 2025.
Contexte, l’ombre d’un scandale grandissant
L’affaire concernant Jean Imbert, âgé de 44 ans, prend une nouvelle ampleur. Après les accusations portées par Lila Salet et les révélations d’Alexandra Rosenfeld, un cinquième témoignage survient. Lucie, aujourd’hui 34 ans, évoque une relation marquée par l’admiration, l’effroi et le revirement dramatique. Elle affirme : « Il me comblait d’attentions », avant de raconter progressivement les zones d’ombre de leur relation.
Une relation aux débuts idéalisés
Selon Lucie, la dynamique initiale de leur couple était harmonieuse : il y avait de l’admiration, de la complicité, de la passion. Le chef, réputé pour son talent culinaire, la séduisait par ses attentions et son ambition. Mais peu à peu, la façade s’est fissurée.
Les premiers signes, rabaissments et gestes troublants
Dans son témoignage, Lucie évoque des disputes récurrentes, et des paroles blessantes : « Il me rabaissait… ses mots étaient durs ». Elle relate un épisode marquant : « Pour le provoquer, car il m’interdisait de fumer, j’ai allumé une cigarette. Il me l’a prise des mains et l’a écrasée sur mon épaule à trois reprises. » Des marques qu’elle affirme encore visibles aujourd’hui. :contentReference[oaicite:0]{index=0}
La claque de 2012 et le silence imposé
Lors d’une dispute en 2012, Lucie raconte avoir reçu une « grosse claque » : « Sous le choc, je suis partie de l’appartement. » À l’époque, elle ne porte pas plainte : « Je lui trouvais des excuses », confie-t-elle, évoquant un mécanisme de justification lié à une forme d’emprise. :contentReference[oaicite:1]{index=1}
La pression et la demande écrite
En février 2025, alors que des enquêtes sur Jean Imbert commencent à émerger dans la presse, Lucie affirme que le chef l’a contactée. Il demandait qu’elle rédige un texte attestant qu’il n’avait jamais exercé de violence à son encontre, afin de se prémunir contre les accusations. Sous l’emprise de pressions émotionnelles, elle finit par rédiger et envoyer : « Jean n’a jamais exercé de violences avec moi, qu’elles soient physiques ou sexuelles… » :contentReference[oaicite:2]{index=2}
Le tournant, le magazine Elle et l’électrochoc
Au printemps 2025, le magazine Elle publie une enquête dans laquelle quatre autres anciennes compagnes de Jean Imbert témoignent de violences psychologiques ou physiques. En lisant ces récits, Lucie se reconnaît : « Je me suis menti, j’aurais pu tenir les mêmes propos que ces femmes. Je suis dévastée. » :contentReference[oaicite:3]{index=3}
Le 19 août, Alexandra Rosenfeld publie son propre témoignage sur Instagram, évoquant notamment un nez fracturé. Pour Lucie, c’est le déclic : « Quand Alexandra Rosenfeld fait un post Instagram, j’ai comme un électrochoc : je ne peux plus me taire. » Elle dépose plainte le 23 septembre 2025. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
Les réactions de Jean Imbert et sa défense
Jean Imbert réfute catégoriquement toutes les accusations. Ses avocates, Me Jacqueline Laffont-Haïk et Me Julie Benedetti, déclarent que le revirement de Lucie sera examiné par la justice en fonction des « éléments matériels ». Elles contestent fermement les accusations. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
Par ailleurs, une enquête pour violences sur conjoint avait été ouverte fin août 2025 par le parquet de Versailles à la suite de la plainte de Lila Salet. Jean Imbert s’est retiré de ses établissements le temps que la justice fasse son travail. :contentReference[oaicite:6]{index=6}
Des proches qui prennent sa défense
Au fil de ce scandale médiatique, plusieurs voix s’élèvent pour soutenir le chef :
- Éric Kayser, boulanger et ami de longue date, évoque son impulsivité : « Quand je le vois monter dans les tours, je raccroche, dix minutes après, il s’excuse. » Il affirme n’avoir jamais été témoin des violences. :contentReference[oaicite:7]{index=7}
- Un collaborateur qui le connaît depuis vingt ans assure ne jamais l’avoir vu tenir des propos ou poser des gestes déplacés. :contentReference[oaicite:8]{index=8}
- Une ancienne employée dit qu’elle ne l’a jamais vu brutaliser quiconque — il peut être exigeant, mais pas violent. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
- Un ami nuance : « Ce qu’exprime Lucie, que je sais être une fille bien, me fait tout reconsidérer. »
- Une proche du chef, ayant côtoyé ses amours, déclare : « Je ne les ai jamais entendues se disputer. Jean a du caractère, mais je ne l’imagine pas violent. »
Chronologie synthétique des faits
| Année / Date | Évènement clé |
|---|---|
| 2010 | Lucie rencontre Jean Imbert, débuts prometteurs de la relation |
| 2012 | Dispute avec « claque », Lucie quitte l’appartement |
| Février 2025 | Demande écrite de décharge de violence adressée à Lucie |
| Avril 2025 | Enquête du magazine Elle révélant plusieurs témoignages |
| 19 août 2025 | Témoignage d’Alexandra Rosenfeld sur Instagram |
| 23 septembre 2025 | Lucie dépose plainte contre Jean Imbert |
| Août 2025 | Enquête ouverte par le parquet pour violences sur conjoint |
Enjeux juridiques et présomption d’innocence
Dans le système judiciaire français, toute personne est présumée innocente jusqu’à ce qu’une condamnation soit prononcée par une juridiction compétente. Ainsi, malgré la série d’accusations, Jean Imbert conserve cette protection légale. Les avocates du chef insistent sur l’importance des « éléments matériels » qui devront confirmer ou infirmer les témoignages. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
La justice devra examiner les pièces, faire entendre les témoins, analyser les éventuelles traces ou marques, et dégager si les faits peuvent être établis au-delà du doute raisonnable. La temporalité, la cohérence des récits, la présence ou l’absence de preuves matérielles seront fondamentales.
Analyse médiatique et impact sur l’image publique
Cet épisode nourrit un débat autour des violences conjugales dans l’univers médiatique. Le choc du récit de Lucie, qui avait initialement défendu le chef, renforce l’attention portée aux témoignages de femmes longtemps silencieuses. Il témoigne de la complexité des dynamiques d’emprise psychologique.
Du point de vue de l’image publique, le chef, très exposé dans les médias, se retrouve confronté à un choc réputationnel. La dualité des témoignages — certains défendant son bon caractère, d’autres le décrivant sous un jour sombre — crée une tension narrative forte, propice à l’engagement des lecteurs et à la viralité médiatique.
Questions ouvertes et perspectives
Plusieurs interrogations demeurent :
- Quels éléments matériels (médicaux, photographiques, témoignages) la justice retiendra-t-elle ?
- Lucie, ayant soutenu initialement Jean Imbert, sera-t-elle remise en cause ?
- Quel poids accorder aux témoignages contradictoires de proches et anciens collaborateurs ?
- Comment cette affaire influencera-t-elle la perception publique et médiatique du chef ?
Si la procédure judiciaire se poursuit, on peut s’attendre à des expertises, des auditions, et éventuellement des rebondissements selon les preuves révélées.
Le témoignage de Lucie marque un tournant dans l’affaire Jean Imbert. De l’admiration initiale à la plainte déposée, elle raconte une lente bascule, illustrant les dynamiques complexes de l’emprise. Face à des accusations graves, la réponse judiciaire sera déterminante. En attendant, le débat public est relancé, mettant en lumière des questions éthiques, judiciaires et médiatiques autour des violences au sein du couple.
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