La chanteuse américaine Lizzo se retrouve au centre d’une controverse juridique suite à un extrait de chanson non publié, devenu viral pour sa référence à l’actrice Sydney Sweeney. Cet article explore les détails de l’affaire, les implications pour les droits d’auteur, et le contexte de la polémique entourant une campagne publicitaire d’American Eagle. Plongez dans cette affaire qui mêle musique, célébrités et enjeux légaux.
Une chanson virale et une référence controversée
Cet été, un extrait vidéo de Lizzo a enflammé les réseaux sociaux. Dans ce clip, l’artiste, connue pour ses chansons engagées et son style audacieux, apparaît en train de laver une voiture, vêtue d’une veste en jean et d’un mini-short. Les paroles de l’extrait, “J’ai de bons jeans comme Sydney” (“I got good jeans like I’m Sydney”), font directement référence à Sydney Sweeney, star des séries *The White Lotus* et *Euphoria*. Cette phrase est un clin d’œil à une campagne publicitaire d’American Eagle, dans laquelle Sweeney apparaissait en denim, jouant sur l’homophonie entre “jeans” et “gènes” en anglais.
Malgré la popularité de l’extrait, la chanson n’a jamais été officiellement commercialisée. Cependant, son succès sur les plateformes comme TikTok et Instagram a attiré l’attention, mais aussi des ennuis juridiques pour Lizzo.
Les accusations de plagiat
L’entreprise musicale GRC Trust, détentrice des droits de la chanson *Win or Lose (We Tried)* du groupe Windy City, a déposé une plainte contre Lizzo devant un tribunal californien. Selon les avocats de GRC Trust, l’extrait de Lizzo utilise sans autorisation des éléments musicaux de cette ballade soul des années 70. La plainte, déposée en octobre 2025, affirme que Lizzo a tiré des bénéfices indirects de cette utilisation non autorisée, notamment grâce à la viralité du clip.
Les représentants de GRC Trust ont déclaré avoir tenté de résoudre le conflit à l’amiable, mais les négociations avec l’équipe de Lizzo ont échoué, aboutissant à une “impasse”. La plainte demande l’interdiction de toute distribution future de la chanson, ainsi qu’une indemnisation pour les profits réalisés par Lizzo et les pertes subies par GRC Trust.
| Élément | Détails |
|---|---|
| Chanson incriminée | Extrait non publié de Lizzo |
| Référence | “I got good jeans like I’m Sydney” |
| Accusation | Utilisation non autorisée de *Win or Lose (We Tried)* |
| Demande | Interdiction de distribution, indemnisation |
La réponse de Lizzo
Face à ces accusations, Lizzo s’est dite “surprise” par la plainte, selon une déclaration de sa porte-parole transmise à l’AFP. Cette dernière a précisé que l’extrait n’a jamais été monétisé ni publié officiellement, et qu’aucune décision n’a été prise concernant une éventuelle sortie commerciale. Cette clarification vise à minimiser l’impact financier de l’extrait, mais elle n’empêche pas la poursuite judiciaire de suivre son cours.
Lizzo, connue pour des hits comme *Truth Hurts* et *About Damn Time*, n’est pas étrangère aux controverses. Cependant, cette affaire pourrait ternir son image, surtout si le tribunal donne raison à GRC Trust.
Le contexte de la campagne American Eagle
La référence à Sydney Sweeney dans l’extrait de Lizzo s’inspire d’une campagne publicitaire d’American Eagle qui a elle-même suscité une vive polémique. Dans cette campagne, Sweeney apparaissait en denim, avec le slogan “Sydney has great jeans” (“Sydney a des jeans formidables”). Le jeu de mots entre “jeans” et “gènes” a été interprété par certains comme une référence eugéniste, une accusation amplifiée sur les réseaux sociaux.
Sydney Sweeney, actrice reconnue pour son talent et son style, s’est retrouvée au cœur d’une controverse qu’elle n’avait pas anticipée. La campagne montrait l’actrice collant une affiche où le mot “gènes” était barré et remplacé par “jeans”, renforçant l’ambiguïté du message. Cette polémique a même attiré l’attention de personnalités politiques, comme l’ancien président américain Donald Trump, qui a défendu Sweeney sur les réseaux sociaux, qualifiant la campagne de “publicité la plus hot du moment”.
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Campagne | American Eagle (2025) |
| Slogan | “Sydney has great jeans” |
| Polémique | Interprétation eugéniste du slogan |
| Réaction | Soutien de Donald Trump |
Les implications pour les droits d’auteur dans l’industrie musicale
Cette affaire met en lumière les défis croissants liés aux droits d’auteur dans l’industrie musicale, surtout à l’ère des réseaux sociaux. Avec la facilité de diffusion des contenus sur des plateformes comme TikTok, les artistes doivent être particulièrement vigilants quant à l’utilisation d’échantillons musicaux. Même un extrait non commercialisé, comme celui de Lizzo, peut entraîner des poursuites si des éléments protégés sont utilisés sans autorisation.
Les cas de plagiat musical ne sont pas nouveaux. Des artistes comme Robin Thicke (*Blurred Lines*) ou Ed Sheeran (*Thinking Out Loud*) ont déjà été confrontés à des litiges similaires. Ces affaires soulignent l’importance de clarifier les droits d’utilisation avant de partager du contenu, même à titre promotionnel.
Que réserve l’avenir pour Lizzo et Sydney Sweeney ?
Pour Lizzo, l’issue de ce procès pourrait avoir des conséquences sur sa carrière et ses futures créations. Si le tribunal juge que l’extrait viole les droits d’auteur, cela pourrait limiter la liberté créative de l’artiste et renforcer les contrôles sur l’utilisation d’échantillons musicaux. Pour Sydney Sweeney, bien qu’elle ne soit pas directement impliquée dans le litige, son nom reste associé à cette controverse, ce qui pourrait influencer la perception de sa marque personnelle.
En attendant, cette affaire illustre la complexité des interactions entre la culture pop, les médias sociaux et le droit. Alors que les artistes continuent de s’inspirer de la culture ambiante, comme les campagnes publicitaires, ils doivent naviguer avec prudence dans le paysage juridique.
L’affaire opposant Lizzo à GRC Trust met en lumière les tensions entre créativité et respect des droits d’auteur dans l’industrie musicale. La référence à Sydney Sweeney, bien que ludique, a placé l’artiste dans une situation délicate, tandis que la polémique autour de la campagne d’American Eagle a amplifié l’attention médiatique. Cette histoire rappelle que, dans un monde hyperconnecté, chaque note et chaque mot peuvent avoir des conséquences juridiques. Restez informés pour suivre l’évolution de ce dossier captivant.
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