Mort de Brigitte Bardot : les derniers mots et le choix de la simplicité

Mort de Brigitte Bardot : les derniers mots et le choix de la simplicité

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 07 janvier 2026 à 20:46

Brigitte Bardot est décédée le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans, dans sa villa de La Madrague, à Saint-Tropez. Icône mondiale du cinéma des années 1960, figure de liberté et militante infatigable pour la cause animale, elle s’est éteinte entourée de ses proches et de ses animaux. Quelques heures avant les obsèques, son mari Bernard d’Ormale a livré un témoignage rare, à la fois pudique et déterminé, fidèle à la volonté de simplicité de celle que le monde appelait « BB ».

 

Une fin à l’image de sa vie, libre, intime et sans concessions

 

L’annonce de la mort de Brigitte Bardot a été faite par la Fondation Brigitte Bardot, confirmant que l’actrice s’était éteinte paisiblement à La Madrague, sa maison-refuge sur la presqu’île de Saint-Tropez. Loin des plateaux de cinéma, loin des mondanités, c’est dans ce lieu chargé de souvenirs et d’engagements qu’elle a vécu ses derniers instants.

Depuis plusieurs mois, l’état de santé de l’ancienne actrice suscitait l’inquiétude. Hospitalisée à deux reprises à l’automne 2025, elle luttait contre un cancer. Selon son entourage, Brigitte Bardot avait pleinement conscience de l’issue, mais avait choisi de rester chez elle, fidèle à son rejet de toute médicalisation excessive et de toute mise en scène de la souffrance.

Ce choix, profondément personnel, s’inscrit dans une cohérence de vie : Brigitte Bardot a toujours refusé les compromis, y compris face à la mort.

 

Les derniers instants racontés par Bernard d’Ormale

 

Rarement exposé médiatiquement, Bernard d’Ormale, compagnon de Brigitte Bardot depuis 1992 et époux depuis 1996, a accepté de témoigner le matin des obsèques. Dans un entretien accordé à BFM TV, il a livré un récit d’une grande sobriété, empreint d’émotion contenue.

« Elle a dit “piou piou” », confie-t-il, évoquant leur mot d’amour intime. « Je dormais à moitié, je me suis soulevé et j’ai vu qu’elle ne respirait plus. »

Bernard d’Ormale décrit ensuite un moment suspendu, presque irréel : « J’ai vu dans le quart d’heure qui vient sa souffrance partir, elle est devenue magnifique. » Un témoignage qui met en lumière la relation fusionnelle et discrète du couple, loin des tumultes médiatiques qui ont marqué la jeunesse de la star.

Il raconte être resté longuement auprès d’elle, l’appelant, la regardant, dans un silence chargé de décennies de vie commune. « Elle ne méritait pas de souffrir », résume-t-il simplement.

 

Obsèques à Saint-Tropez, la simplicité comme ultime manifeste

 

Les obsèques de Brigitte Bardot se sont déroulées à Saint-Tropez, dans l’église Notre-Dame de l’Assomption, avant son inhumation au petit cimetière marin. Une cérémonie volontairement sobre, conforme à ses dernières volontés.

Aucun hommage national, aucune cérémonie officielle d’envergure. Une décision assumée par son mari, alors que l’idée d’un hommage de la Nation avait été évoquée dans les heures suivant l’annonce de sa mort.

« On les a envoyés balader », a déclaré Bernard d’Ormale sans détour. Une phrase qui a immédiatement marqué l’opinion publique, tant elle résume l’esprit Bardot : une défiance constante vis-à-vis des institutions et des honneurs.

Brigitte Bardot n’avait jamais caché son rejet des décorations officielles. Elle n’était d’ailleurs jamais allée chercher sa Légion d’honneur, pourtant attribuée. « Ce n’est pas son truc », rappelle son mari, avec une forme de sourire mélancolique.

 

Présences politiques et personnalités, un équilibre délicat

 

Malgré ce refus de toute récupération officielle, certaines personnalités ont assisté aux obsèques. Parmi elles, Marine Le Pen ainsi que la ministre Aurore Bergé. Une présence qui reflète la complexité du personnage Bardot, à la fois admirée, controversée, et jamais consensuelle.

Le choix de ne pas filtrer excessivement les invités, tout en refusant un cadre institutionnel, illustre la ligne tenue par Bernard d’Ormale : respecter la liberté de Brigitte Bardot jusqu’au bout, sans transformer ses adieux en événement politique ou médiatique.

La cérémonie s’est déroulée dans le calme, sous le regard de proches, d’amis, et de figures du monde artistique, dans un village profondément lié à l’histoire personnelle de l’actrice.

 

Brigitte Bardot, l’icône devenue militante

 

Si Brigitte Bardot restera à jamais associée au cinéma — Et Dieu… créa la femme, Le Mépris, Viva Maria! — elle avait tourné le dos au septième art dès le début des années 1970. Une rupture radicale, à seulement 39 ans, pour se consacrer entièrement à la défense des animaux.

Fondée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot est devenue l’un des piliers du militantisme animaliste en France et à l’international. L’ancienne actrice y a investi son énergie, sa notoriété et une part importante de sa fortune.

Selon ses proches, son dernier combat était clair : assurer la pérennité de cette œuvre au-delà de sa disparition. Un objectif désormais central pour son entourage et les équipes de la Fondation.

 

Une figure clivante, une trace indélébile

 

Brigitte Bardot n’a jamais cherché l’unanimité. Ses prises de position, parfois radicales, souvent polémiques, ont contribué à forger une image complexe, loin de la simple icône glamour.

Mais au-delà des controverses, son influence culturelle demeure considérable :

  • une révolution de l’image de la femme dans le cinéma des années 1960,
  • une libération des codes esthétiques et comportementaux,
  • un engagement animaliste précurseur à grande échelle.

Son décès marque la disparition de l’une des dernières grandes figures mythiques du cinéma français d’après-guerre, capable de traverser les décennies sans jamais se fondre dans le décor.

 

Le silence après la tempête

 

En refusant les honneurs nationaux, en privilégiant une cérémonie intime, Bernard d’Ormale a respecté jusqu’au bout la volonté de Brigitte Bardot : rester maîtresse de son récit, y compris dans la mort.

« On les a envoyés balader » n’est pas seulement une formule. C’est un testament moral, une ultime déclaration d’indépendance. À Saint-Tropez, face à la mer, Brigitte Bardot repose désormais là où elle a choisi de vivre, aimer et lutter.

Elle laisse derrière elle un héritage immense, artistique, culturel et militant. Et une certitude : même dans le silence, Brigitte Bardot continue de faire entendre sa voix.

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