Mort de Brigitte Bardot : retour sur ses quatre mariages

Mort de Brigitte Bardot : retour sur ses quatre mariages

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 29 décembre 2025 à 10:18

Brigitte Bardot est décédée ce dimanche 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans, dans sa maison de La Madrague à Saint-Tropez. Icône absolue du cinéma français, figure mondiale de l’émancipation féminine et militante infatigable pour la cause animale, elle laisse derrière elle une œuvre, une image et une trajectoire personnelle qui ont profondément marqué l’histoire culturelle du XXe siècle. Parmi les chapitres les plus commentés de sa vie : ses quatre mariages, autant de récits intimes que de miroirs de son époque.

De l’amour fondateur avec Roger Vadim à l’union apaisée avec Bernard d’Ormale, les mariages de Brigitte Bardot racontent une femme libre, passionnée, souvent en rupture avec les conventions sociales. Retour chronologique sur ces unions qui ont jalonné une vie sous les projecteurs.

 

 

Roger Vadim, l’amour fondateur et la naissance d’un mythe

 

 

Lorsque Brigitte Bardot épouse Roger Vadim en décembre 1952, elle n’a que 18 ans. Lui en a 24. Leur rencontre, quelques années plus tôt, est déterminante. Vadim, assistant réalisateur, perçoit immédiatement le potentiel cinématographique de cette jeune danseuse devenue mannequin.

Le mariage marque le point de départ d’une ascension fulgurante. Roger Vadim façonne l’image de Bardot et la propulse au rang de star internationale avec Et Dieu… créa la femme (1956). Le film, tourné à Saint-Tropez, bouleverse les codes moraux et fait de BB un symbole de liberté sexuelle.

Mais derrière la réussite artistique, la relation se fragilise. Les tensions personnelles, les infidélités et les divergences professionnelles mettent à l’épreuve le couple. Le divorce est prononcé en 1957.

Malgré la rupture, Roger Vadim restera une figure centrale de la mythologie Bardot. Il sera celui qui aura révélé BB au monde, tout en incarnant une époque où création et passion se confondaient souvent avec destruction.

 

 

Jacques Charrier, la tentative de la vie familiale

 

 

En 1959, Brigitte Bardot épouse l’acteur Jacques Charrier, rencontré sur le tournage de Babette s’en va-t-en guerre. Cette union intervient dans un contexte particulier : la comédienne cherche à échapper à l’hystérie médiatique qui entoure sa personne.

La même année naît leur fils, Nicolas. Pour Bardot, cette maternité est vécue comme une épreuve plus que comme un accomplissement. Elle le dira plus tard sans détour, provoquant incompréhension et polémiques.

Le couple se heurte rapidement à des visions opposées de la vie conjugale. Jacques Charrier aspire à une existence plus classique, tandis que Bardot étouffe dans le rôle d’épouse et de mère imposé par la société de l’époque.

Le divorce est prononcé en 1963. Il marque une fracture durable, notamment dans la relation de Bardot avec son fils, qui vivra principalement avec son père. Cet épisode reste l’un des plus sensibles et douloureux de sa biographie.

 

 

Gunter Sachs, le glamour international et l’excès

 

 

Le troisième mariage de Brigitte Bardot est sans doute le plus spectaculaire. En 1966, elle épouse à Las Vegas Gunter Sachs, milliardaire, photographe et héritier de l’industriel allemand Willy Sachs.

La séduction est digne d’un film : dix mille roses rouges larguées par hélicoptère sur la villa de Bardot à Saint-Tropez. L’image fait le tour du monde et symbolise une union placée sous le signe du luxe et de la démesure.

Le couple incarne alors une forme de jet-set européenne, mêlant art, mode et mondanités. Pourtant, derrière l’apparat, les incompatibilités demeurent. Bardot supporte mal l’exposition permanente et le rythme d’une vie mondaine qu’elle juge vide de sens.

Le divorce est officialisé en octobre 1969. Il clôt une période d’excès mais confirme aussi le désir croissant de Bardot de se retirer progressivement du cinéma et de la scène médiatique.

 

 

Bernard d’Ormale, la stabilité et le retrait du monde

 

 

Le dernier mariage de Brigitte Bardot, en 1992, tranche radicalement avec les précédents. Elle épouse Bernard d’Ormale, homme d’affaires discret, éloigné du milieu artistique et médiatique.

Cette union marque une nouvelle phase de sa vie. Bardot s’est retirée du cinéma depuis près de vingt ans et consacre désormais toute son énergie à la protection animale, à travers la Fondation Brigitte Bardot, créée en 1986.

Le couple mène une existence volontairement recluse à La Madrague. Bernard d’Ormale devient un soutien constant, veillant à préserver Bardot d’une exposition médiatique qu’elle fuit désormais.

Ils resteront mariés jusqu’à la mort de Brigitte Bardot, survenue le 28 décembre 2025. Une relation stable, durable, à contre-courant des passions fulgurantes de sa jeunesse.

 

 

Des mariages comme reflet d’une femme libre

 

 

Les quatre mariages de Brigitte Bardot ne peuvent être dissociés de son parcours artistique et personnel. Chacun correspond à une étape précise de sa vie :

  • la construction du mythe avec Roger Vadim,
  • la tentative de normalité avec Jacques Charrier,
  • l’ivresse du glamour avec Gunter Sachs,
  • la quête de paix avec Bernard d’Ormale.

À travers ces unions, Bardot n’a jamais cherché à se conformer durablement aux attentes sociales. Elle a aimé intensément, parfois maladroitement, souvent à rebours des conventions.

Sa liberté, souvent critiquée, parfois incomprise, est aujourd’hui réévaluée à l’aune d’un regard plus contemporain sur l’autonomie des femmes et le refus des rôles assignés.

 

 

Un héritage qui dépasse la sphère intime

 

 

La disparition de Brigitte Bardot suscite une vague d’hommages en France et à l’international. Actrice majeure des années 1950 et 1960, elle a aussi profondément influencé la mode, la musique et les représentations du féminin.

Mais son engagement pour la cause animale constitue sans doute l’héritage qu’elle jugeait le plus important. Jusqu’à ses derniers jours, elle aura dénoncé les maltraitances, interpellé les pouvoirs publics et mobilisé l’opinion.

Ses mariages, souvent commentés, parfois réduits à des anecdotes, apparaissent aujourd’hui comme des fragments d’une trajectoire cohérente : celle d’une femme qui n’a jamais cessé de choisir sa vie, quitte à en payer le prix.

Avec la mort de Brigitte Bardot, c’est une part de l’histoire sociale, culturelle et médiatique française qui s’éteint. Une histoire faite de lumière, de ruptures et d’une liberté farouchement assumée.

 

Articles similaires

Brigitte Bardot : Retour à la Madrague et Intrusion Surprenante

Brigitte Bardot : Retour à la Madrague et Intrusion Surprenante

Brigitte Bardot, l'une des figures les plus emblématiques du cinéma français et une fervente...

Mort de Brigitte Bardot à 91 ans : ce que l’on sait des obsèques

Mort de Brigitte Bardot à 91 ans : ce que l’on sait des obsèques

Brigitte Bardot, figure majeure du cinéma français et icône mondiale de la seconde moitié du XXe...

Brigitte Bardot est morte à 91 ans, icône du cinéma et défenseuse animale

Brigitte Bardot est morte à 91 ans, icône du cinéma et défenseuse animale

Le monde du cinéma est en deuil. Ce 28 décembre 2025, Brigitte Bardot s’est éteinte à l’âge de...

Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article !