Muriel Robin et Alain Delon : une demande en mariage inattendue

Muriel Robin et Alain Delon : une demande en mariage inattendue

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 21 décembre 2025 à 22:32

Invitée de 20h30 Le Dimanche le 21 décembre, Muriel Robin a livré un récit intime et inattendu de sa rencontre avec Alain Delon. Dans une confidence rare, la comédienne révèle lui avoir demandé sa main, portée par une émotion profonde et un désir de réparation. Un moment suspendu, à la croisée de deux trajectoires majeures du cinéma et du théâtre français.

Installée à l’arrière d’une voiture ancienne sillonnant Paris, Muriel Robin se raconte sans filtre face à Laurent Delahousse. Le dispositif, devenu une signature de l’émission dominicale de France 2, favorise une parole libre, loin des plateaux figés. Ce 21 décembre, la comédienne y déroule son histoire, faite de doutes, de blessures, mais aussi de rencontres déterminantes. Parmi elles, une figure domine l’imaginaire collectif : Alain Delon.

Décédé en août 2024, l’acteur mythique reste une icône absolue du cinéma français. Le voir surgir dans le récit personnel de Muriel Robin, sous un jour vulnérable et presque ordinaire, confère à cette confession une portée singulière, à la fois humaine et symbolique.

 

Une enfance ordinaire, socle d’une œuvre populaire

 

 

Avant la scène et la reconnaissance, Muriel Robin évoque une jeunesse marquée par le travail dans le magasin de chaussures familial. Un souvenir qu’elle transforme en matière comique depuis des années, mais qu’elle restitue ici avec une lucidité teintée de tendresse.

« Je ne crois pas que j’étais une bonne vendeuse », confie-t-elle avec ce sens de l’autodérision qui la caractérise. Peu portée sur la logique commerciale, elle préférait conseiller aux clients de prendre leur temps, quitte à compromettre une vente. « Réfléchissez, réfléchissez, vous reviendrez », répétait-elle, pendant que sa sœur s’empressait de conclure derrière elle.

Cette anecdote, en apparence anodine, éclaire pourtant une constante de son parcours : Muriel Robin n’a jamais cherché à se conformer. Ni aux attentes économiques, ni aux normes artistiques. Elle observe, ressent, puis raconte. Toujours avec une empathie instinctive pour les failles humaines.

 

Le Conservatoire, une épreuve plus qu’une consécration

 

 

L’arrivée à Paris marque un tournant. Admise au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, Muriel Robin devrait y trouver une légitimité. Il n’en sera rien. « Ça ne se passe pas bien », résume-t-elle simplement.

Elle évoque un sentiment d’exclusion, une impression persistante de ne pas être à sa place. « Je suis drôle, donc ce n’est pas très chic d’être drôle », explique-t-elle, revenant sur le regard parfois condescendant porté sur la comédie à l’époque. On lui reproche de faire « du boulevard », une étiquette qu’elle avoue ne pas comprendre alors.

Avec le recul, Muriel Robin analyse ce rejet comme le symptôme d’un système normatif. « Je ne cochais pas les cases », dit-elle aujourd’hui sans amertume. Cette mise à l’écart nourrira pourtant sa singularité artistique et son rapport viscéral au public.

 

Une rencontre improbable dans une voiture

 

 

C’est encore une voiture qui sert de décor à l’un des souvenirs les plus marquants de sa vie. Seule à bord de sa Mercedes d’occasion, Muriel Robin se remémore l’instant avec une précision presque cinématographique. L’habitacle, imprégné d’une odeur persistante de fruits de mer oubliés dans le coffre, contraste avec la stature de l’homme qui s’apprête à monter.

« Il rentre dans cette poubelle », lâche-t-elle, mi-amusée, mi-stupéfaite. L’homme, c’est Alain Delon. L’icône absolue. Le mythe vivant. Et pourtant, dans ce moment suspendu, il n’est plus qu’un être fatigué, silencieux, fragile.

Muriel Robin ne décrit pas une rencontre mondaine ou professionnelle, mais un face-à-face intime, presque brut. Elle perçoit immédiatement une faille, une douleur. Et comme souvent dans sa vie, ce sont ces failles qui l’attirent.

 

« Je l’ai demandé en mariage », une confidence sans détour

 

 

Face à Laurent Delahousse, la comédienne lâche alors une phrase qui surprend : « Je l’ai demandé en mariage. » Une seule fois, précise-t-elle aussitôt. Contrairement à ce que l’animateur croyait, il n’y eut pas de répétition, ni d’insistance.

Alain Delon refuse. Sans éclat, sans drame. Muriel Robin relate l’épisode sans ressentiment, avec une franchise désarmante. Ce qui l’animait alors dépasse largement le cadre d’une déclaration amoureuse classique.

« Je voulais le sauver et panser ses blessures », explique-t-elle, la voix chargée d’émotion. Une phrase qui résume à elle seule une part essentielle de sa personnalité : cette inclination à vouloir réparer, protéger, accompagner ceux qu’elle sent en souffrance.

 

L’amour comme pulsion réparatrice

 

 

Laurent Delahousse met des mots sur ce qu’il perçoit : une constante dans le rapport de Muriel Robin à l’amour. Elle acquiesce sans détour. « Oui, toujours. L’amour, c’est… wow ! »

Chez elle, l’amour n’est ni calculé ni stratégique. Il surgit comme une évidence, parfois déraisonnable. Cette intensité, elle l’a souvent évoquée dans ses spectacles, mais rarement avec une telle nudité.

Sa relation avec Alain Delon, telle qu’elle la décrit, n’a rien d’un romanesque fantasmé. Elle parle d’un homme abîmé, d’un moment de bascule, d’un élan sincère. Une proposition de mariage comme un geste de secours, presque instinctif.

 

Alain Delon, le mythe et l’homme

 

 

La force de ce témoignage tient aussi à la manière dont il humanise Alain Delon. Loin de l’image du séducteur inaccessible, Muriel Robin montre un homme fatigué par ses propres légendes, chargé de blessures invisibles.

Ce regard, empreint de respect et de pudeur, évite toute idéalisation excessive. Il s’inscrit dans une mémoire intime, subjective, mais crédible. Une mémoire qui complète, sans la contredire, la grande histoire du cinéma français.

Dans un paysage médiatique souvent tenté par la surenchère ou la révélation spectaculaire, cette parole mesurée tranche par sa justesse.

 

Une vie apaisée aux côtés d’Anne Le Nen

 

 

Aujourd’hui, Muriel Robin partage sa vie avec l’actrice et metteuse en scène Anne Le Nen. Une relation qu’elle décrit comme équilibrée, fondée sur la compréhension et le respect mutuel.

Sans s’attarder sur sa vie privée, la comédienne laisse percevoir un apaisement. L’élan réparateur n’a pas disparu, mais il s’inscrit désormais dans une relation réciproque, loin des déséquilibres du passé.

Cette stabilité contraste avec les épisodes plus tourmentés qu’elle évoque, et donne à son récit une cohérence rétrospective.

 

Une parole rare, précieuse et durable

 

 

La confession de Muriel Robin sur Alain Delon ne relève ni de l’anecdote ni du scoop. Elle s’inscrit dans une démarche de transmission : celle d’une artiste qui accepte de regarder son parcours avec lucidité, sans masquer ses fragilités.

À travers cette histoire, c’est aussi une réflexion sur la célébrité, la solitude et la réparation qui se dessine. Deux figures publiques, chacune à un moment clé de sa trajectoire, réunies dans l’espace clos d’une voiture.

Un instant de vérité, livré sans emphase, qui rappelle que derrière les icônes subsistent toujours des êtres humains.

Articles similaires

Muriel Robin se confie sur Alain Delon et ses blessures

Muriel Robin se confie sur Alain Delon et ses blessures

Invitée de 20h30 le dimanche le 21 décembre sur France 2, Muriel Robin a livré un témoignage...

Alain Delon : L'Anecdote Inattendue où il a Dragé un Chroniqueur de Cyril Hanouna !

Alain Delon : L'Anecdote Inattendue où il a Dragé un Chroniqueur de Cyril Hanouna !

Alain Delon, légende vivante du cinéma français, continue de captiver le public avec son...

Alain Delon à Milan en 1997 : fourrures Annabella et l’élégance absolue d’une icône du cinéma français

Alain Delon à Milan en 1997 : fourrures Annabella et l’élégance absolue d’une icône du cinéma français

Le 6 octobre 1997, Milan. Alain Delon, 61 ans, traverse la via Montenapoleone avec cette...

Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article !