Le 28 décembre 2025, Brigitte Bardot s’est éteinte à l’âge de 91 ans. Ses obsèques, organisées le 7 janvier 2026 à Saint-Tropez, ont marqué les esprits par le choix d’un cercueil en osier unique en France. Ce choix, à la fois symbolique et respectueux de l’environnement, a propulsé sous les projecteurs une petite entreprise artisanale de la Somme : la vannerie Candas.
Un cercueil exceptionnel pour une icône du cinéma français
La cérémonie funéraire, retransmise en direct par les chaînes nationales, a montré l’ancienne actrice reposant dans un cercueil en osier naturel, fabriqué par la vannerie Candas, située au Boisle, en Picardie. Ce moment a suscité un engouement immédiat : "Les images du cercueil de Brigitte Bardot ont été diffusées à 11h à la télé, et à 11h10 nous recevions les premiers appels", a déclaré Xavier Quointeau, directeur de l’entreprise, à France 3.
L’impact médiatique a été immédiat et intense. Tout au long de la journée, les appels, e-mails et messages sur les réseaux sociaux n’ont cessé d’affluer. Selon Xavier Quointeau, même à minuit, l’équipe était encore occupée à répondre aux demandes d’informations provenant de particuliers et d’agences de pompes funèbres.
La vannerie Candas, un savoir-faire ancestral
Audrey Quointeau, co-gérante de la vannerie, précise que l’entreprise connaissait l’utilisation de leur cercueil pour les obsèques de l’actrice quelques jours avant la cérémonie, mais qu’ils avaient choisi de garder l’information confidentielle "par respect".
Ce n’est pas la première fois que la vannerie Candas fournit des cercueils à Saint-Tropez. Xavier Quointeau explique : "Il y a quelques mois, nous avons été contactés par la famille de Patrice de Colmont, figure locale à Ramatuelle et patron du mythique Club 55. Il était proche de Brigitte Bardot et la famille a peut-être vu le cercueil lors de ses funérailles".
Une fabrication 100 % artisanale
Le processus de fabrication d’un cercueil en osier repose sur un savoir-faire artisanal ancien. "Nous travaillons à partir d’une caisse en bois que l’on habille de notre tressage en osier. Cela prend une quinzaine d’heures et entre 20 et 25 kg de matière", explique Xavier Quointeau. L’osier utilisé est entièrement français, provenant des Ardennes et des régions alentours, garantissant une traçabilité complète.
Pour les Quointeau, la visibilité liée aux obsèques de Brigitte Bardot ne doit pas se transformer en opportunisme commercial. "L’idée n’est pas de surfer sur cette vague, mais de mettre en avant ce savoir-faire ancestral et de développer cette activité parallèle pour pérenniser notre entreprise", conclut le directeur.
Un engouement national pour la vannerie artisanale
L’exemple de la vannerie Candas illustre le regain d’intérêt pour les métiers artisanaux français, souvent menacés par la production industrielle. L’exposition médiatique de cette entreprise picarde montre comment un choix personnel et symbolique – ici, celui de Brigitte Bardot – peut mettre en lumière des techniques anciennes et précieuses pour le patrimoine culturel français.
Depuis les obsèques, la vannerie a constaté une augmentation significative des demandes : ateliers de démonstration, commandes de cercueils écologiques, ou simples demandes d’informations sur la fabrication et la provenance de l’osier. "C’est encourageant pour notre activité et cela montre que le public est sensible à la qualité et à l’authenticité", note Audrey Quointeau.
Un symbole fort pour l’écologie et l’artisanat
Au-delà de la célébrité de l’actrice, le choix d’un cercueil en osier incarne une démarche écoresponsable. L’osier est biodégradable, renouvelable et nécessite peu de transformation industrielle, ce qui s’inscrit dans un mouvement global de funérailles plus respectueuses de l’environnement.
Pour Brigitte Bardot, connue pour son engagement en faveur des animaux et de la planète, ce choix final résonne comme un prolongement de son combat. La vannerie Candas, grâce à cette mise en lumière, devient un vecteur de sensibilisation à l’artisanat durable.
Une reconnaissance médiatique et institutionnelle
Les médias nationaux et régionaux ont rapidement relayé l’histoire de la vannerie Candas. Les chaînes de télévision, la presse écrite et les plateformes en ligne ont souligné la qualité artisanale du cercueil et la dimension symbolique du choix de Brigitte Bardot. Cette couverture a contribué à renforcer la notoriété d’une entreprise qui reste petite mais porteuse d’un savoir-faire unique.
Par ailleurs, certaines municipalités locales et organisations professionnelles d’artisanat ont salué l’exemplarité de l’entreprise. La mise en avant du travail de la vannerie Candas pourrait encourager d’autres artisans à promouvoir leur savoir-faire et à sensibiliser le public à la valeur culturelle et environnementale de leurs créations.
La disparition de Brigitte Bardot a marqué la France, et son dernier choix – un cercueil en osier artisanal – a offert une visibilité exceptionnelle à la vannerie Candas, petite entreprise picarde. Au-delà du moment médiatique, cette exposition met en lumière un savoir-faire ancestral, une démarche écoresponsable et l’importance de soutenir l’artisanat français. Pour les Quointeau, l’enjeu est désormais de transformer cette notoriété passagère en développement durable de leur entreprise, tout en respectant l’héritage et les valeurs de l’icône qu’ils ont accompagnée dans son dernier voyage.
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