Le nouveau jeu d’aventure de M6, animé par Olivier Minne, poursuit sa diffusion ce lundi 29 décembre 2025 en prime time. Derrière un démarrage d’audience jugé encourageant et une mécanique stratégique ambitieuse, Pandore révèle déjà une facette plus sombre : certains candidats ne se parlent plus depuis la fin du tournage, selon les producteurs de l’émission.
Une situation qui éclaire la dimension psychologique du programme et interroge sur l’impact durable des jeux de stratégie télévisés sur les relations humaines.
Un lancement scruté pour un nouveau pari de M6
Lancé le lundi 22 décembre 2025, Pandore marque l’arrivée d’un nouveau format d’aventure stratégique en prime time sur M6. Aux commandes, Olivier Minne, figure expérimentée du divertissement télévisé, incarne la volonté de la chaîne de renforcer son offre de jeux événementiels.
Pour son premier numéro, l’émission a attiré :
- 1,83 million de téléspectateurs entre 21h13 et 22h11, soit 10,1 % de part d’audience sur l’ensemble du public.
- 1,40 million de téléspectateurs pour la seconde partie, entre 22h11 et 23h05, représentant 9,5 % de part de marché.
Des chiffres modestes en volume, mais jugés satisfaisants pour un lancement en période de fêtes, traditionnellement marquée par une fragmentation de l’audience.
Des performances solides sur les cibles stratégiques
C’est surtout sur les cibles commerciales que Pandore a tiré son épingle du jeu. M6 s’est hissée en tête des audiences sur plusieurs segments clés :
- 19,5 % des femmes responsables des achats de moins de 50 ans
- 20 % des 25-49 ans
- 25 % des enfants de 4 à 14 ans
Ces résultats confirment l’attrait du format auprès d’un public familial et stratégique pour les annonceurs, renforçant la confiance de la chaîne dans la pérennité du programme.
Un jeu d’aventure fondé sur la stratégie et la méfiance
Pandore repose sur un principe simple en apparence : des candidats enfermés dans un jeu d’alliances, de choix secrets et de décisions collectives, où chaque action peut avoir des conséquences durables.
À l’image d’autres formats récents, le programme privilégie la dimension psychologique à la performance physique. Les joueurs doivent composer avec la méfiance, la manipulation potentielle et la gestion de leur image auprès du groupe.
Cette mécanique n’est pas sans rappeler Les Traîtres, autre succès produit par Studio 89, société également derrière Pandore. Une filiation assumée par les producteurs.
Des tensions qui dépassent le cadre du jeu
Lors de la conférence de presse organisée avant le lancement de l’émission, les producteurs Romuald Graveleau et Mathieu Chalvignac ont levé le voile sur les coulisses humaines du programme.
Le constat est sans appel : certains candidats ne se parlent plus depuis la fin du tournage.
« Des candidats s’entendaient très bien et suite au jeu, ils ne s’entendront plus », a déclaré Romuald Graveleau. Une affirmation qui souligne la violence symbolique de certaines décisions prises à l’écran, parfois découvertes par les participants seulement lors de la diffusion.
Selon le producteur, plusieurs candidats vont « découvrir des stratégies » mises en place contre eux, ravivant incompréhensions et ressentiments.
Quand la diffusion ravive les blessures du tournage
Phénomène désormais classique dans les jeux d’aventure, la diffusion télévisée agit comme un révélateur tardif. Les candidats découvrent, parfois plusieurs mois après, les choix secrets, alliances cachées ou votes stratégiques qui ont influencé leur parcours.
Dans Pandore, cette révélation différée semble particulièrement marquante. La construction du jeu, fondée sur des décisions individuelles aux conséquences collectives, accentue le sentiment de trahison.
Pour certains participants, le visionnage de l’émission constitue une seconde épreuve, émotionnelle celle-ci, bien après la fin du tournage.
Un casting encore en course sous haute tension
Après l’élimination de Brigitte lors du premier numéro, onze candidats restent en compétition :
- Alban
- Alexandre
- Coralie
- Fiona
- Franck
- Giovanni
- Loïc
- Reda
- Éléna
- Virginie
- Bruno, ancien champion des 12 coups de midi
La présence de profils expérimentés, à l’image de Bruno, renforce la dimension stratégique du jeu et alimente les dynamiques de pouvoir au sein du groupe.
Olivier Minne, garant de l’équilibre du format
Figure centrale du programme, Olivier Minne incarne un rôle d’arbitre et de narrateur. Son expérience dans les jeux d’aventure et de réflexion apporte une crédibilité supplémentaire au concept.
Lors d’interviews récentes, l’animateur a souligné que Pandore n’avait pas conditionné son arrivée sur M6, mais qu’il y voyait un format capable de renouveler le genre tout en conservant une exigence éditoriale.
Sa posture mesurée contribue à maintenir une distance entre le jeu et ses conséquences humaines, sans jamais minimiser l’impact émotionnel vécu par les candidats.
Un enjeu éditorial pour la suite de la saison
Alors que le deuxième numéro est diffusé ce lundi 29 décembre 2025, Pandore se trouve à un moment charnière. Le programme doit confirmer sa capacité à fidéliser le public tout en assumant la complexité émotionnelle qu’il met en scène.
Les tensions révélées hors antenne nourrissent l’intérêt narratif, mais posent aussi la question de la responsabilité des formats de divertissement face à leurs participants.
Pour M6, l’enjeu est double : installer durablement un nouveau rendez-vous stratégique et préserver l’image d’un divertissement exigeant mais respectueux.
Pandore, miroir des relations humaines sous pression
Au-delà des audiences et des performances commerciales, Pandore s’impose comme un laboratoire social télévisé. En plaçant des individus ordinaires face à des dilemmes stratégiques, le jeu met en lumière la fragilité des alliances et la difficulté de concilier victoire personnelle et loyauté collective.
Le fait que certains candidats ne se parlent plus aujourd’hui témoigne de la puissance émotionnelle du dispositif. Une réalité qui alimente autant la dramaturgie de l’émission que la réflexion sur les limites du jeu.
Pandore est diffusé chaque lundi en prime time sur M6.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article !