La séquence filmée aux Folies Bergère continue d’alimenter les débats politiques, féministes et médiatiques. Ce qui, à l’origine, semblait être une réaction spontanée de Brigitte Macron lors d’un spectacle d’Ary Abittan, s’est transformé en véritable affaire nationale. Entre indignation, tentatives d’apaisement et prises de parole malaisées en direct, la controverse ne cesse de prendre de l’ampleur. Retour complet sur une polémique qui a embrasé l’espace public.
Contexte de la polémique, la phrase choc de Brigitte Macron devient virale
Le dimanche 7 décembre 2025, la Première dame assiste aux Folies Bergère, accompagnée de sa fille Tiphaine Auzière. Le spectacle d’Ary Abittan, déjà perturbé la veille par plusieurs militantes féministes du collectif Nous Toutes, est de nouveau sous tension. Inquiet d’un retour des manifestantes qui avaient crié “Abittan violeur” la veille, l’humoriste échange brièvement avec Brigitte Macron.
C’est à ce moment qu’une phrase captée par un téléphone portable fait le tour des réseaux sociaux : “S’il y a des sales c*nnes, on va les foutre dehors.” En quelques heures, l’extrait devient viral, suscitant une vague d’indignation. Le langage jugé trivial, associé à la fonction symbolique de Première dame, déclenche immédiatement un débat national.
Les réactions sont multiples : les militantes féministes dénoncent un terme sexiste, des personnalités politiques s’insurgent, tandis que l’entourage présidentiel tente de dédramatiser la situation en évoquant une critique non pas envers les femmes, mais envers la méthode jugée radicale.
Pourquoi la phrase a-t-elle provoqué une telle tempête médiatique ?
La fonction exercée par Brigitte Macron implique un rôle de représentation morale. C’est précisément cet écart entre l’attente symbolique et le langage employé qui nourrit la polémique. L’emploi d’un terme considéré comme insultant renforce l’idée d’un commentaire discriminant, ouvrant la voie à des débats sur le sexisme, la légitimité des actions féministes et la responsabilité institutionnelle.
La rapidité de propagation de la vidéo a également amplifié l’affaire. En quelques minutes, l’extrait a été repris sur X (ex-Twitter), TikTok et Instagram, avec des interprétations divergentes. Certains défendent l’exaspération de la Première dame face à des méthodes intrusives ; d’autres estiment que rien ne peut justifier un vocabulaire dégradant venant d’une personnalité publique.
Chronologie des événements, un enchaînement rapide
Pour mieux comprendre l’évolution de cette affaire, voici un tableau clair résumant les moments clés :
| Date | Événement |
|---|---|
| 7 décembre 2025 | Déclaration controversée de Brigitte Macron aux Folies Bergère. |
| 8 décembre 2025 | Diffusion massive de la vidéo sur les réseaux sociaux. Début des réactions politiques et féministes. |
| 9 décembre 2025 | Intervention d’Amélie de Montchalin sur BFMTV, interrogée par Apolline de Malherbe. |
| 10 décembre 2025 | Multiplication des débats sur les plateaux télévisés et dans les journaux. |
BFMTV, un moment de malaise en direct pour Amélie de Montchalin
Le 9 décembre, dans un contexte particulièrement inflammable, Amélie de Montchalin est présente sur le plateau de BFMTV. Invitée d’Apolline de Malherbe, elle se retrouve immédiatement confrontée à la polémique. La journaliste lance immédiatement la question qui fâche : « Est-ce que les militantes féministes méritent d’être traitées de ‘sales co*nes’ par Brigitte Macron ? »
Le malaise est instantané. La ministre marque un silence, respire, puis répond avec prudence : « Ce n’est pas un langage qui a vocation à être dans le débat public. » Une phrase mesurée, destinée à ne froisser ni l’Élysée ni les militants, mais qui reste lourde de sous-entendus.
Apolline de Malherbe insiste : « Est-ce que vous cautionnez l’expression ‘sales con*nes’ ? » Coincée entre loyauté politique et attentes sociétales, Amélie de Montchalin choisit une pirouette rhétorique. Elle rappelle la légitimité des combats féministes tout en soulignant que tous les citoyens peuvent, parfois, employer un “langage trivial”.
Une réponse jugée floue, entre défense embarrassée et non-condamnation
Pour certains commentateurs, la ministre a cherché à minimiser sans excuser. Pour d’autres, elle a simplement contourné la question. Les réseaux sociaux n’ont pas tardé à réagir à cette posture jugée “malaisée” :
- Certains soutiennent que la ministre a adopté une posture responsable, évitant d’alimenter la polémique.
- D’autres critiquent une réponse qui manquerait de fermeté, donnant l’impression d’un embarras politique manifeste.
- Une frange militante déplore une absence totale de condamnation claire du sexisme perçu dans les propos.
Quoi qu’il en soit, cet échange a contribué à maintenir la controverse au cœur de l’actualité, révélant une tension extrême entre institutions et mouvements féministes.
Pourquoi cette affaire occupe-t-elle autant l’espace médiatique ?
Cette affaire coche toutes les cases d’un sujet qui explose dans les algorithmes :
- Présence d’une personnalité publique majeure (Brigitte Macron).
- Thématique sociétale sensible : sexisme, féminisme, liberté d’expression.
- Une séquence filmée, donc facilement partageable.
- Une réaction instantanée des médias traditionnels et des réseaux sociaux.
- Une dimension politique à quelques mois de plusieurs échéances électorales régionales.
Ces éléments créent un terrain fertile aux polémiques massivement relayées. La vidéo, courte et choc, alimente l’engagement, tandis que les plateaux télé multiplient les angles de débat. Ce type d’affaire devient alors un sujet viral, analysé sous toutes ses coutures.
Les enjeux politiques derrière la polémique
Loin d’être un simple incident de communication, cette affaire met en lumière des tensions profondes :
1. Le rôle symbolique de la Première dame
Même sans statut officiel, Brigitte Macron représente la France à travers ses engagements sociaux, culturels et éducatifs. Chaque mot prononcé est scruté, amplifié, interprété au prisme de sa position.
2. Les relations entre pouvoir et mouvements féministes
Depuis plusieurs années, les collectifs féministes exigent une attitude irréprochable des représentants politiques face aux violences sexistes et sexuelles. Le soutien apporté à un humoriste déjà sujet à controverse exacerbe les tensions.
3. La gestion médiatique des crises internes
L’Élysée tente de contenir la tempête en expliquant que les propos visaient la méthode et non les personnes. Cependant, dans un contexte de forte sensibilité sociétale, chaque nuance compte.
Comment cette affaire pourrait évoluer ? Scénarios possibles
La polémique est encore fraîche et plusieurs issues restent possibles :
- Apaisement progressif si Brigitte Macron ou son entourage clarifie davantage les intentions.
- Rebond médiatique en cas de nouvelles prises de parole maladroites ou de réactions politiques exacerbées.
- Récupération politique par certains partis cherchant à critiquer la majorité en place.
- Mobilisation féministe renforcée si les propos sont perçus comme une banalisation du sexisme.
Dans tous les cas, la gestion communicationnelle des prochains jours sera cruciale pour éteindre ou attiser l’incendie.
L’incident des Folies Bergère dépasse largement le cadre d’une simple phrase maladroite. Il illustre la fragilité du débat public actuel, où chaque mot peut devenir explosif, surtout lorsqu’il concerne des enjeux aussi sensibles que le féminisme, les violences sexuelles et la responsabilité institutionnelle.
L’interview d’Amélie de Montchalin sur BFMTV n’a fait que renforcer l’impression d’un malaise diffus dans les hautes sphères de l’État. Entre gestion politique, pression médiatique et attentes sociétales accrues, cette affaire montre combien la ligne de crête est étroite.
Une certitude demeure : la polémique autour des propos de Brigitte Macron restera un cas d’école en matière de communication politique et de viralité médiatique.
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