Invitée sur le plateau de C à vous le 26 mars 2025 pour présenter son premier long-métrage en tant que réalisatrice, Dites-lui que je l’aime, Romane Bohringer a accepté de revenir sur le lien unique qui l’unit à son père, l’immense Richard Bohringer. Entre émotion, anecdotes bouleversantes et pudeur légendaire, la comédienne a offert un témoignage rare sur cette relation père-fille hors norme.
Richard Bohringer, « un rock » pour sa fille Romane
Le journaliste Pierre Lescure n’a pas manqué de souligner le rôle central qu’a joué Richard Bohringer dans l’éducation de Romane. À une époque où les pères seuls étaient rares, l’acteur a assumé seul une grande partie de l’éducation de sa fille.
« Richard Bohringer a été un rock pour vous. Comme il est d’ailleurs assez dans la vie. C’est lui qui vous a élevé en partie seul à une époque où il n’était pas fréquent que les pères s’occupent des enfants, des hommes. » – Pierre Lescure
Romane confirme avec une émotion palpable : son père a toujours été une présence solide, un pilier indéfectible malgré les tempêtes de la vie et de la célébrité.
« Il faut », quand Romane convainc son père de jouer Shakespeare
Au début des années 2000, Romane Bohringer parvient à un exploit que peu de personnes auraient osé tenter : convaincre Richard Bohringer d’accepter un rôle shakespearien au théâtre. Un défi de taille pour cet acteur instinctif, plutôt habitué aux rôles contemporains et bruts.
Richard Bohringer lui-même le reconnaît dans un extrait diffusé sur le plateau :
« Quand elle dit “il faut”, ma fille Romane sait qu’il faut. C’est un petit soldat du théâtre, elle a beaucoup de courage, elle travaille beaucoup. Son avis compte beaucoup. Ça m’a empêché de faire beaucoup de conneries. » – Richard Bohringer
Un aveu touchant qui montre à quel point la parole de Romane pèse dans les choix artistiques de son père.
Un moment « vertigineux », Richard découvre le scénario de sa fille
Lorsque Romane décide de passer derrière la caméra avec Dites-lui que je l’aime, inspiré du livre de Clémentine Autain, elle fait lire le scénario à son père. Ce texte contient trente années de silences, de non-dits et d’émotions liées à l’absence maternelle.
Romane raconte :
« C’était une petite épreuve. Je lui ai fait lire le scénario dans lequel étaient contenus tous mes silences de 30 ans. […] C’était un moment très étrange et vertigineux pour moi. »
Mais fidèle à leur pudeur légendaire, Richard ne parle pas du fond. Il encourage plutôt le geste artistique :
« Tu dois faire ce film. »
Il est particulièrement séduit par la forme hybride et audacieuse du long-métrage (mélange de fiction, documentaire, archives et animation). Pour lui, cette liberté formelle est une véritable aventure cinématographique.
Dites-lui que je l’aime, un film sur l’absence maternelle et la force du lien père-fille
| Élément | Description |
|---|---|
| Titre | Dites-lui que je l’aime |
| Réalisatrice | Romane Bohringer (premier long-métrage) |
| Inspiration | Livre de Clémentine Autain sur l’absence de sa mère |
| Thématiques principales | Absence maternelle, reconstruction, lien père-fille, liberté formelle |
| Style | Hybride : fiction, documentaire, animation, archives personnelles |
| Date de présentation TV | 26 mars 2025 – C à vous (France 5) |
Le film explore avec délicatesse le vide laissé par une mère partie trop tôt et la manière dont les enfants, puis les adultes, composent avec cette absence. Romane Bohringer y livre une œuvre intime, à la frontière des genres, qui a profondément touché son père.
Une pudeur familiale qui unit père et fille
Le mot qui revient sans cesse dans les confidences de Romane ? La pudeur. Cette retenue émotionnelle si caractéristique des Bohringer n’empêche pas la profondeur des sentiments.
Romane résume parfaitement cette alchimie :
« Ce qui était le fond, c’était assez beau et assez pudique, comme on peut être. »
Ils ne se disent pas tout avec de grands mots, mais le soutien est total, indéfectible. Richard encourage la cinéaste en elle. Romane protège et inspire l’acteur en lui. Un équilibre rare et précieux.
Pourquoi cette interview touche autant le public
Dans un monde où l’on expose souvent tout, la discrétion et la force tranquille de la relation Bohringer font figure d’exception. On y voit :
- Un père qui a su être présent quand tout le monde disait que c’était impossible
- Une fille qui ose dire « il faut » à une légende du cinéma français
- Deux artistes qui se respectent profondément sans jamais tomber dans l’excès de démonstration
- Un échange d’amour exprimé par des actes plus que par des mots
Cette interview a ému des milliers de téléspectateurs et continue de buzzer sur les réseaux sociaux sous les hashtags #RomaneBohringer, #RichardBohringer et #DitesLuiQueJeLAime.
Romane et Richard Bohringer forment l’un des duos père-fille les plus touchants du cinéma français. Derrière la pudeur se cache une complicité artistique et humaine hors du commun. Avec Dites-lui que je l’aime, Romane signe une œuvre courageuse qui a reçu le plus beau des soutiens : celui de son père, son « rock » de toujours.
Une relation qui prouve qu’on peut s’aimer intensément… en disant peu, mais en faisant beaucoup.
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