Dans un monde où les célébrités gardent souvent leurs émotions sous clé, Tomer Sisley ose briser le silence. L'acteur franco-israélien, connu pour son charisme à l'écran dans des blockbusters comme la saga Largo Winch, s'est récemment livré avec une vulnérabilité rare lors d'une interview accordée à BFMTV. "Je pleure tous les jours depuis samedi", avoue-t-il, la voix tremblante, en référence aux événements tragiques qui secouent Israël depuis octobre 2023. Ces mots, prononcés sous le coup d'une immense douleur, révèlent un homme profondément touché par ses racines et par l'actualité brûlante. Mais qui est vraiment Tomer Sisley ? Au-delà de ses rôles d'action et de ses one-man-shows hilarants, cet artiste engagé navigue entre succès cinématographiques, engagements personnels et combats contre les préjugés. Dans cet article exhaustif, nous explorons sa trajectoire, ses projets phares de 2024 et son regard lucide sur le conflit israélo-palestinien. Une plongée dans l'univers d'un talent multifacette qui refuse les amalgames et appelle à la nuance.
Avec une carrière qui s'étend sur plus de deux décennies, Tomer Sisley incarne à la perfection le profil de l'acteur polyvalent : du stand-up déjanté aux thrillers haletants, en passant par des séries policières addictives. En 2024, il signe son grand retour en tant que Largo Winch dans Le Prix de l'argent, tout en brillant dans la mini-série Surface sur France 2. Mais ses ambitions ne s'arrêtent pas là : un documentaire historique sur le village de Sainte-Croix-Les-Vaches et un biopic émouvant sur le boxeur Victor Young Perez sont en préparation. Ajoutez à cela ses prises de position courageuses contre l'antisémitisme en France, et vous obtenez le portrait d'un homme qui allie art et humanité. Prêts à découvrir les coulisses de cette vie extraordinaire ?
Les origines de Tomer Sisley, Un parcours franco-israélien marqué par l'exil et l'adaptation
Tomer Sisley, de son vrai nom Tomer Gazit, voit le jour le 14 août 1974 à Berlin-Ouest, en pleine Guerre froide. Fils de chercheurs juifs israéliens spécialisés en dermatologie, il grandit dans un environnement intellectuel et cosmopolite. Ses parents se séparent alors qu'il est encore enfant, et c'est avec son père qu'il s'installe dans le sud de la France en 1983, à Valbonne plus précisément. Arrivé sans maîtriser un mot de français, le jeune Tomer fait face à un défi majeur : s'intégrer dans un nouveau pays, une nouvelle langue, une nouvelle culture. Grâce à la solidarité de ses camarades d'école, il surmonte rapidement ces obstacles, forgeant ainsi un caractère résilient et ouvert d'esprit.
Ses racines familiales sont un melting-pot fascinant : biélorusses, lituaniennes et yéménites du côté de ses ascendants juifs. Élevé dans un contexte laïc mais imprégné de traditions ashkénazes et séfarades, Tomer développe tôt une sensibilité aux questions d'identité et de mémoire collective. Étudiant au Centre international de Valbonne, il s'intéresse au théâtre et à l'humour dès l'adolescence. Ce bagage multiculturel deviendra plus tard une force dans sa carrière, lui permettant d'incarner des personnages complexes, souvent à la croisée des mondes. Aujourd'hui, à 50 ans passés, Tomer Sisley revendique fièrement sa double nationalité franco-israélienne, un passeport qui le place au cœur des débats géopolitiques actuels.
Ce parcours d'immigré réussi n'est pas sans échos dans ses choix artistiques. Des rôles comme celui de Malik dans Dédales (2003) ou de Vincent dans Nuit blanche (2011) reflètent cette capacité à naviguer entre ombres et lumières, entre exclusion et intégration. Mais c'est surtout son engagement personnel qui transparaît : en défendant une vision nuancée d'Israël comme "démocratie multiculturelle", il rappelle que ses origines ne sont pas un fardeau, mais une source d'inspiration. Un fondement solide pour une carrière qui décolle dans les années 2000.
La révélation au cinéma, De Largo Winch à Hollywood, les grands rôles de Tomer Sisley
Le chemin de Tomer Sisley vers les plateaux de cinéma est pavé de petits rôles télévisuels et de stand-up endiablé. Dès 1996, il apparaît dans des séries comme Highlander et Studio Sud, sous son nom de naissance Tomer Gazit. Mais c'est en 2004, en première partie de Jamel Debbouze, qu'il se fait un nom dans l'humour français avec son spectacle Tomer Sisley, Stand Up. Son passage à l'écran grand format arrive en 2007 avec Largo Winch de Jérôme Salle, où il endosse le costume du milliardaire orphelin. Ce rôle, inspiré des BD de Jean Van Hamme, propulse l'acteur au rang de star internationale, lui valant l'Étoile d'or de la révélation masculine en 2009.
La suite de la saga, Largo Winch 2 (2011), confirme son statut malgré des critiques mitigées sur le scénario. Tomer excelle dans l'action pure, mêlant cascades physiques et profondeur dramatique. Son charisme magnétique attire l'attention d'Hollywood : en 2013, il joue Pablo Chacon dans Les Miller, une famille en herbe, aux côtés de Jennifer Aniston et Jason Sudeikis, un comedy d'espionnage qui cartonne outre-Atlantique. L'année suivante, il tente l'aventure historique avec Angélique, où il incarne le marquis de Plessis-Bellière, bien que le film soit un flop commercial.
Retour en force avec Nuit blanche (2011), un polar nocturne tendu qui met en valeur son intensité dramatique. En 2015, il prête sa voix à Maître Grue dans les doublages français de Kung Fu Panda, ajoutant une touche familiale à sa filmographie. Plus récemment, en 2021, il apparaît dans Don't Look Up : Déni cosmique d'Adam McKay, satire planétaire avec un casting de rêve incluant Leonardo DiCaprio et Meryl Streep. Et en 2023, BDE de Michaël Youn lui offre un rôle comique et autobiographique.
Pour illustrer l'évolution de sa carrière cinématographique, voici un tableau récapitulatif des films phares de Tomer Sisley :
| Année | Film | Rôle | Réalisateur | Note Allociné (sur 5) |
|---|---|---|---|---|
| 2007 | Largo Winch | Largo Winch | Jérôme Salle | 3.2 |
| 2011 | Largo Winch 2 | Largo Winch | Jérôme Salle | 2.8 |
| 2011 | Nuit blanche | Vincent | Frédéric Jardin | 3.5 |
| 2013 | Les Miller, une famille en herbe | Pablo Chacon | Rawson Marshall Thurber | 3.4 |
| 2021 | Don't Look Up : Déni cosmique | Adul Grelio | Adam McKay | 3.9 |
| 2024 | Largo Winch : Le Prix de l'argent | Largo Winch | Olivier Masset-Depasse | 3.6 |
Ce tableau met en lumière la diversité des genres maîtrisés par Tomer Sisley, de l'action à la comédie en passant par la satire. Avec Le Prix de l'argent sorti en 2024, il boucle une trilogie qui a marqué le cinéma français, prouvant que l'acteur de 50 ans reste un atout bankable.
Succès télévisuels, Tomer Sisley, roi des séries policières et historiques
Si le grand écran a fait de Tomer Sisley une icône, la télévision l'a transformé en phénomène populaire. Dès les années 1990, il enchaîne les apparitions dans des séries cultes comme Navarro (1998) ou PJ (2001), où il incarne des personnages secondaires mais mémorables, souvent des figures marginales ou rebelles. Son premier grand rôle à la télé arrive en 2007 avec La Commune sur Canal+, une mini-série sur l'insurrection de 1871 qui lui vaut les éloges pour sa performance nuancée en tant que Hocine Zemmouri.
La décennie 2010 marque son ascension dans le polar français. En 2018, Les Innocents sur Canal+ le voit dans la peau de Ronan Berg, un flic tourmenté. Mais c'est Balthazar sur TF1, lancée la même année, qui le consacre superstar. Dans cette série où il joue le commissaire Raphaël Balthazar, un profileur excentrique aidé par l'esprit de son ancien partenaire, Tomer Sisley cumule audiences records et nominations aux Téléramas. Avec six saisons à son actif jusqu'en 2023, Balthazar est devenue un pilier du dimanche soir français, exportée dans plus de 100 pays.
Polyvalent, il excelle aussi dans le drame : Philharmonia (2019) le place en chef d'orchestre charismatique, tandis que Messiah (2020) sur Netflix l'envoie dans un thriller messianique aux accents prophétiques. En 2022, Vortex explore la science-fiction policière, et Une mère parfaite (2021) le confronte à un mystère familial glaçant. Sans oublier les téléfilms comme Stavisky, l'escroc du siècle (2015), où il incarne le célèbre escroc avec une finesse remarquable, ou Coup de foudre à Noël (2017), un conte festif qui adoucit son image.
En septembre 2024, Surface sur France 2 marque un nouveau jalon : Tomer y joue un plongeur de la brigade fluviale parisienne, plongeant littéralement dans les abysses de la Seine pour résoudre des énigmes aquatiques. Réalisée par Slimane-Baptiste Berhoun, cette mini-série mêle suspense et introspection, fidèle au style introspectif de l'acteur. Avec ces succès, Tomer Sisley domine le paysage audiovisuel français, prouvant que son talent transcende les frontières des genres.
Projets à venir, Du documentaire historique au biopic poignant sur Victor Young Perez
À l'aube de 2025, Tomer Sisley ne ralentit pas la cadence. Après le triomphe de Largo Winch : Le Prix de l'argent, il se tourne vers des projets plus intimistes et mémoriels. D'abord, une série documentaire sur l'histoire de France intitulée Sainte-Croix-Les-Vaches, qui retrace les coulisses d'un village ordinaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce format, encore en préparation, promet une immersion dans les archives et témoignages oubliés, avec Tomer en narrateur engagé. Passionné par la mémoire collective, l'acteur voit dans ce projet une occasion de rendre hommage aux anonymes qui ont forgé l'identité nationale.
Plus personnel encore est Le Champion, un long-métrage de fiction sur Victor Young Perez, le boxeur juif tunisien devenu champion du monde poids mouches en 1931 à seulement 20 ans. Deporté à Auschwitz en 1943, Perez y affronte un destin tragique, boxant même pour survivre avant d'être exécuté. Tomer Sisley, déjà impliqué via un documentaire précédent (Young et moi, 2015), porte ce biopic comme un cri du cœur. "C'est l'histoire d'un survivant, d'un rêveur brisé par la haine", confie-t-il. Réalisé avec soin, ce film vise à éclairer les zones d'ombre de l'Holocauste à travers le prisme du sport et de la résilience.
À cela s'ajoutent des rumeurs sur une saison 7 de Balthazar et une participation à GIGN en 2026, une série d'action sur l'élite antiterroriste. Ces annonces soulignent l'appétit insatiable de Tomer pour des rôles exigeants, mêlant divertissement et réflexion sociétale. Avec ces horizons, l'acteur franco-israélien s'affirme comme un pilier du cinéma engagé.
Tomer Sisley face à la tourmente, "Je pleure tous les jours" et la douleur d'un engagement personnel
Octobre 2023 : le monde bascule avec l'attaque du Hamas contre Israël, causant des centaines de morts et enlevant des otages. Tomer Sisley, dont les liens avec la Terre promise sont viscéraux, est submergé. Dans son interview choc à BFMTV, il lâche : "Je pleure tous les jours depuis samedi. J’ai du mal à m’exprimer, à travailler, à vivre normalement." Ces mots, prononcés la gorge nouée, transcendent le statut de célébrité pour toucher à l'humain universel. Père de famille, artiste sensible, il avoue que cette tragédie l'empêche de se concentrer, transformant ses journées en un combat intérieur.
Franco-israélien de naissance, Tomer n'avait jusqu'alors évité les plateaux médiatiques sur les questions géopolitiques. "Je ne suis pas politisé, vous ne me voyez jamais intervenir", précise-t-il, craignant les récupérations. Pourtant, face à l'horreur, il choisit la parole. Il décrit Israël comme une "démocratie multiculturelle" où 20% de la population arabe jouit des mêmes droits : vote, infrastructures, vie quotidienne. "Tous les Israéliens n'approuvent pas leur gouvernement", ajoute-t-il, appelant à la nuance dans un climat de polarisation extrême.
Cette vulnérabilité rare humanise l'acteur habitué aux armures de ses personnages. Elle révèle aussi une facette paternelle : avec trois enfants, il mesure l'impact de la violence sur les innocents. Ses larmes ne sont pas seulement personnelles ; elles portent l'écho d'une diaspora juive française traumatisée, où les attentats passés résonnent encore.
Le coup de gueule de Tomer Sisley contre l'antisémitisme, "Ouvrir sa gueule, c'est inadmissible de ne pas le faire"
En France, terre d'accueil mais aussi de tensions, Tomer Sisley alerte sur la montée de l'antisémitisme. "Ne pensons pas que tous les Israéliens ou tous les Palestiniens pensent la même chose", martèle-t-il, deux ans avant les événements de 2023. Il dénonce les amalgames hâtifs : "Le Hamas ne représente pas les Palestiniens ! Ce ne sont pas tous les Gazaouis qui ont attaqué." Père de trois enfants, il redoute pour l'avenir d'une société où la haine se propage via les réseaux sociaux.
Son coup de gueule vise aussi les élites : "Je suis là parce que c’est le moment d’ouvrir sa gueule. Tenter de justifier l’antisémitisme, c’est inadmissible." Accompagné de sa femme Sandra Zeitoun de Matteis, il appelle les célébrités frileuses à sortir du silence. Enraciné selon lui en France depuis des décennies, l'antisémitisme nouveau – masqué sous des critiques politiques – menace la cohésion républicaine. Tomer, avec son humour caustique hérité du stand-up, transforme la colère en appel à l'empathie : "Allons trop vite à juger, prenons le temps d'écouter."
Son combat s'inscrit dans une lignée : des rôles comme celui du chauffeur de Rabin dans Le Dernier Jour d'Yitzhak Rabin (2015) à ses projets mémoriels, il porte la voix des oubliés. Un engagement qui élève Tomer Sisley au-delà du show-business, en figure morale du paysage culturel français.
Vie privée et passions, Le Tomer Sisley hors caméra, entre famille, humour et adrénaline
Derrière l'écran, Tomer Sisley cultive une vie équilibrée. Père de deux enfants d'un premier mariage avec Julie Madar – Liv Shaya (2008) et Levin (2011) –, il s'est remarié en 2017 avec Sandra Zeitoun de Matteis, mannequin et créatrice. Le couple, discret mais complice, partage une passion pour les voyages et la famille recomposée. Tomer évoque souvent l'importance de l'éducation dans un monde incertain, instillant chez ses enfants des valeurs de tolérance héritées de son parcours.
Amateur de sensations fortes, il pilote en rallye : participant au Trophée Andros en 2009, 2014 et 2015, il allie vitesse et précision, qualités qu'il transpose à l'écran. Le poker est un autre vice : depuis 2007, il fréquente les tournois pros, comme l'European Poker Tour de Deauville. Côté humour, malgré une polémique de plagiat en 2017 (emprunts à Robin Williams qu'il assume en riant : "Je suis un traducteur !"), son one-man-show L'art d'être rigolo (2014) reste un classique.
Ces facettes – père aimant, pilote audacieux, humoriste irrévérencieux – complètent le portrait d'un homme authentique, loin des clichés hollywoodiens.
Tomer Sisley n'est pas qu'un acteur talentueux ; il est un miroir de notre époque tourmentée. De ses larmes pour Israël à ses projets mémoriels comme Le Champion, il incarne la résistance par l'art. En 2024, avec Largo Winch et Surface, il continue de captiver, tout en rappelant que le silence face à l'injustice n'est plus une option. Son message ? La nuance sauve, l'empathie unit. Dans un monde divisé, des voix comme la sienne sont précieuses. Restez connectés pour suivre l'évolution de cet artiste inclassable – son prochain coup d'éclat pourrait bien changer notre regard sur l'histoire.
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