Voici un témoignage fort et émouvant de Vincent Lagaf’, animateur emblématique à la voix et à l'énergie bien connues, qui a frôlé la mort cet été à l’âge de 65 ans. Ce récit retrace avec précision son parcours : les signes d’alerte, le diagnostic fatal, l’intervention d’urgence, la convalescence et le retour à l’antenne.
Les signes d’alerte, quand tout a basculé
Alors qu’il était à l’affiche de l’émission Le Bigdil, diffusée désormais le jeudi soir, Vincent Lagaf’ a soudainement ressenti des troubles graves. Une fatigue extrême, un essoufflement qu’il ne reconnaissait plus. Ses proches l’ont alerté : “Il faut que tu consultes”. Son fils, Robin Lagaf’, également cadreur sur l’émission, a insisté pour l’amener chez un cardiologue.
En l’espace de 24 h, après consultation avec le Dr Jonathan Banayan, le verdict est tombé : un quintuple pontage cardiaque en urgence. “Ton pronostic vital est engagé”, lui a-t-on annoncé. L’animateur, pensant d’abord à une blague, a rapidement compris l’ampleur de la situation : “J’avais une artère bouchée à 97 %, l’autre à 95 %. J’étais à deux doigts de l’accident vasculaire.”
Le diagnostic et l’intervention, l’urgence d’un pontage multiple
Le 30 juillet, Vincent Lagaf’ a été opéré à l’Hôpital Bichat. Il a passé quatre jours en réanimation, avant d’être transféré en service classique. Il se souvient : “Le personnel est génial, mais l’hôpital est dans un état lamentable.”
Cette opération, un quintuple pontage, n’est pas banale : elle signifie que plusieurs artères coronaires étaient obstruées – un risque mortel immédiat. Le pronostic vital était vraiment engagé.
La convalescence, reprendre goût à la vie
Une semaine après l’intervention, il a entamé sa rééducation à Issy-les-Moulineaux, un lieu chargé de symboles pour lui : “Ma grand-mère habitait là quand j’ai commencé ma carrière. Ma vie n’est faite que de signes.”
À sa sortie de l’établissement, un nouveau signe de vie : la naissance de son petit-fils. “La première chose que j’ai pu faire en sortant de cet endroit où j’ai failli mourir, c’est aller voir ce petit qui bouffe la vie. On dit souvent qu’une vie s’en va, une nouvelle arrive.”
Depuis, il affirme savourer chaque instant : jouer avec ses chiens, profiter de son petit-fils, partager des moments simples. Il déclare : “Je suis heureux d’être là… Je vais davantage écouter mon corps mais je ne vais pas m’empêcher de vivre.”
Retour sur le plateau, le « Bigdil » reprend avec lui
Remis sur pied, l’animateur a repris la présentation du Bigdil sur RMC Story. L’émission, désormais diffusée le jeudi soir, revient avec des spéciales thématiques. Pour Halloween, par exemple, le plateau s’annonce festif : métal, danseurs hip-hop.
Encore fidèle à son style déjanté, il prépare aussi une spéciale en hommage au légendaire Johnny Hallyday. “C’est le taulier. Personne ne peut le remplacer, à part Florent Pagny”, déclare-t-il. Et s’il rit encore de tout, c’est parce qu’il connaît désormais la valeur de la vie : “Le ridicule n’a jamais tué. Sinon, il y a bien longtemps que je serais mort.”
Ce que cette épreuve nous enseigne
Cette histoire de Vincent Lagaf’ est plus qu’un simple témoignage médiatique. Elle met en lumière plusieurs enseignements précieux :
- Être attentif aux signaux du corps (fatigue, essoufflement) même lorsque l’on est en pleine activité.
- L’importance d’une prise en charge rapide : en 24 h, tout a basculé.
- La résilience et la dimension psychologique de la guérison : savoir profiter de la vie après avoir été confronté à la mort.
- Le rôle de la prévention : chez un public plus large, l’histoire rappelle que les maladies cardiaques peuvent toucher tout un chacun.
Chronologie simplifiée de l’événement
| Date | Événement |
|---|---|
| Début de l’été | Apparition des signes : fatigue extrême & essoufflement |
| 24 h après | Diagnostic du cardiologue et verdict d’urgence |
| 30 juillet | Intervention : quintuple pontage à l’Hôpital Bichat |
| + 1 semaine | Début de la rééducation à Issy-les-Moulineaux |
| Quelques semaines après | Sortie, naissance de son petit-fils et retour à la vie active |
Pourquoi cette histoire résonne auprès de nous ?
Au-delà de la célébrité de Vincent Lagaf’, c’est la dimension humaine de son récit qui touche. Beaucoup d’entre nous peuvent s’identifier : ignorer ou sous-estimer un malaise, repousser un bilan, vivre à plein régime sans écouter les signes. Son témoignage est une alerte bienveillante.
Par ailleurs, l’animateur nous rappelle que la vie peut basculer en un instant. Le fait qu’il ait repris ses activités normales, avec joie et simplicité, constitue un message fort : malgré l’adversité, on peut renaître.
Si vous ressentez un malaise, une fatigue persistante ou un essoufflement inexpliqué, ne laissez pas passer. Consultez. L’histoire montre que chaque minute compte.
Et pour tous ceux qui, comme Vincent, reviennent de l’épreuve : le plaisir simple de prendre soin de soi, de ses proches, de chaque instant — voilà peut-être la plus grande victoire.
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