Le 20 novembre 2025, le plateau de BFMTV a vécu un moment d’une intensité exceptionnelle. Amine Kessaci, militant marseillais connu pour son combat contre la violence dans les quartiers nord, est venu témoigner quelques jours seulement après l’assassinat de son petit frère de 20 ans, tué dans un règlement de comptes qui ne le visait même pas. Face à lui, Apolline de Malherbe, habituellement si maîtrisée, s’est laissée submerger par l’émotion en évoquant leur échange téléphonique privé survenu juste après le drame.
Un assassinat absurde dans les quartiers nord de Marseille
Le jeune homme, étudiant sérieux qui préparait le concours de gardien de la paix, a été abattu en pleine rue alors qu’il n’avait aucun lien avec le trafic de drogue. Selon les premiers éléments de l’enquête, les tueurs visaient très probablement Amine Kessaci lui-même, devenu une figure gênante pour les réseaux narcobanditisme à force de dénoncer publiquement leurs agissements. Ce drame s’inscrit dans une année 2025 particulièrement meurtrière à Marseille : déjà plus de 45 morts dans des règlements de comptes liés au narcotrafic depuis janvier and novembre, un chiffre qui dépasse celui de 2023 et 2024.
L’échange privé qui a marqué Apolline de Malherbe
C’est avec une voix tremblante qu’Apolline de Malherbe a révélé devant les caméras : « Dimanche matin, vous m’avez appelée en larmes, en miettes, bouleversé… Vous ne saviez même plus pour qui, pourquoi votre frère était mort. » Ce coup de téléphone, reçu dans les heures qui ont suivi l’assassinat, a profondément touché la journaliste. Elle a confié avoir rarement ressenti une telle détresse à l’autre bout du fil. Amine Kessaci, d’ordinaire si combatif, était alors brisé, incapable de comprendre comment son engagement citoyen avait pu coûter la vie à l’être qu’il chérissait le plus au monde.
« Je regarde mes mains et j’y vois le sang de mon frère »
Lors de l’interview, Amine Kessaci a livré des mots d’une violence inouïe : « Mon frère est mort pour rien. Son seul tort, c’était d’être mon petit frère. Je regarde mes mains tout le temps… j’ai l’impression que j’ai le sang de mon frère dessus. » Il a décrit avec précision le sentiment terrible d’avoir, malgré lui, attiré la mort sur sa famille. « Ils ont voulu me atteindre, moi. Et comme ils n’y arrivaient pas, ils ont pris le plus innocent, le plus pur. » Un silence glacial s’est abattu sur le plateau. Même les techniciens, pourtant habitués aux directs, ont retenu leur souffle.
Le regret qui ronge, ces photos jamais commentées
Amine Kessaci a raconté une anecdote qui a achevé de briser le cœur des téléspectateurs. Quelques jours avant sa mort, son frère avait emmené leur petite nièce à la ferme pédagogique et lui avait envoyé des photos adorables des animaux. « Je n’ai même pas répondu… J’étais occupé. Aujourd’hui, je donnerais tout pour pouvoir juste lui dire que c’était beau. » Ce regret, universel et déchirant, a provoqué des larmes chez de nombreux spectateurs qui ont réagi en masse sur les réseaux sociaux dans les minutes qui ont suivi.
Une mère qui enterre son deuxième enfant
Lorsque Apolline de Malherbe a évoqué la mère d’Amine, l’émotion est devenue presque insoutenable : « Votre maman… elle est anéantie. Elle a déjà enterré un enfant. Aujourd’hui, elle enterre un deuxième fils. » Amine Kessaci a hoché la tête, les yeux rougis : « Elle ne parle presque plus. Elle reste dans la chambre de mon frère. Elle touche ses affaires. Elle sent ses vêtements. »
La détermination intacte malgré la douleur
Contre toute attente, Amine Kessaci a affirmé qu’il ne se tairait pas. « Si je me tais maintenant, c’est comme si je l’abandonnais une deuxième fois. Je vais continuer à parler, à dénoncer, à me battre. Pour lui. Pour qu’il ne soit pas mort pour rien. » Cette phrase a provoqué un tonnerre d’applaudissements spontané dans le studio – chose extrêmement rare sur BFMTV.
Le narcotrafic à Marseille, des chiffres effarants depuis 2022
| Année | Nombre de morts par règlements de comptes | Victimes collatérales (non impliquées) |
|---|---|---|
| 2022 | 32 | 4 |
| 2023 | 49 | 7 |
| 2024 | 52 | 9 |
| 2025 (au 20/11) | 47 | 11 |
Ces chiffres (sources : Préfecture de police des Bouches-du-Rhône et observatoires indépendants) montrent une explosion de la violence liée au narcobanditisme, principalement entre les clans DZ Mafia et Yoda dans les cités nord de Marseille.
Réactions politiques et médiatiques après le témoignage
Le témoignage a provoqué une vague d’émotion nationale. Gérald Darmanin a annoncé un renforcement des effectifs policiers à Marseille dès le lendemain. Marine Le Pen, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure ont tour à tour exprimé leur soutien à la famille Kessaci. Sur X (Twitter), le hashtag #JusticePourLeFrèreDAmine est resté en tendance France pendant plus de 24 heures.
Pourquoi ce témoignage a marqué les esprits
Parce qu’il a humanisé une violence devenue presque banale dans les titres des journaux. Parce qu’Amine Kessaci, avec sa douleur à vif, a rappelé que derrière chaque fait divers il y a des familles détruites, des mères qui pleurent deux fois, des grands frères qui ne se pardonneront jamais. Ce moment de télévision restera comme l’un des plus forts de l’année 2025.
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