Brigitte Bardot : la cause de sa mort révélée par son mari

Brigitte Bardot : la cause de sa mort révélée par son mari

Auteur : Aurore BAUDRY

Date : 07 janvier 2026 à 20:49

Saint-Tropez, le 7 janvier 2026. La France a rendu un dernier hommage à Brigitte Bardot. L’icône du cinéma français et figure mondiale de la cause animale s’est éteinte le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans. Dans une interview accordée à Paris Match, publiée le jour de ses obsèques, son mari Bernard d’Ormale a confirmé la cause du décès : un cancer contre lequel l’ancienne actrice luttait depuis plusieurs mois. Une disparition qui marque la fin d’un destin hors norme, à la croisée du cinéma, de la célébrité et de l’engagement militant.

 

Une annonce sobre et attendue, faite le jour des obsèques

 

 

C’est avec une retenue fidèle à l’esprit de Brigitte Bardot que Bernard d’Ormale a choisi de s’exprimer. Dans les colonnes de Paris Match, il a confirmé que son épouse était décédée « des suites d’un cancer », une maladie qu’elle avait affrontée loin des projecteurs, dans la discrétion la plus totale.

« Elle avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée », confie-t-il. Hospitalisée à deux reprises à l’automne 2025, Brigitte Bardot était ensuite rentrée à La Madrague, sa maison emblématique de Saint-Tropez, où elle a passé ses dernières semaines entourée de ses animaux.

L’annonce, faite le jour même des obsèques, a résonné comme un moment de vérité attendu, dans le respect d’une femme qui a toujours revendiqué le contrôle de sa vie publique comme de son intimité.

 

Le dernier combat d’une femme farouchement libre

 

 

Selon le témoignage de Bernard d’Ormale, Brigitte Bardot est restée lucide et déterminée jusqu’à la fin. Malgré l’affaiblissement progressif lié à la maladie, son attention est demeurée tournée vers ce qui donnait un sens profond à sa vie depuis plus de cinquante ans : la défense des animaux.

« Elle est restée consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout », explique son mari. Même dans les périodes de grande fatigue, l’ancienne actrice suivait les dossiers de sa fondation, s’informait des combats en cours et exprimait ses inquiétudes pour l’avenir de la cause animale.

Pour ses proches, cette constance n’avait rien d’étonnant. Brigitte Bardot avait depuis longtemps tourné le dos au cinéma pour se consacrer entièrement à ce combat, parfois controversé, mais toujours mené avec une détermination absolue.

 

Entre l’hôpital et La Madrague, des derniers mois à l’écart du monde

 

 

Les derniers mois de la vie de Brigitte Bardot se sont déroulés dans un va-et-vient éprouvant entre l’hôpital et sa propriété tropézienne. Bernard d’Ormale évoque une période « irréelle », marquée par l’attente, l’espoir, puis l’acceptation progressive.

À La Madrague, entourée de ses chiens, de ses chats et des paysages méditerranéens qu’elle aimait tant, Brigitte Bardot retrouvait un semblant de sérénité. Ce lieu, qu’elle considérait comme un refuge, est resté jusqu’au bout le centre de son univers.

Son mari, à ses côtés quotidiennement, décrit une relation intense, fidèle à ce qu’elle avait toujours été : « Avec Brigitte, c’était tout ou rien ». Une formule qui résume autant leur histoire personnelle que le tempérament d’une femme qui n’a jamais connu la demi-mesure.

 

Des obsèques à Saint-Tropez, fidèles à son image

 

 

Les funérailles de Brigitte Bardot se sont déroulées ce mercredi 7 janvier 2026 à 11 heures, en l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Tropez. Une cérémonie voulue simple, sans faste excessif, à l’image de la sobriété qu’elle revendiquait depuis des décennies.

L’inhumation a eu lieu au cimetière marin, où reposent déjà ses parents. Un choix dicté autant par l’attachement familial que par des considérations pratiques, comme l’a expliqué Bernard d’Ormale.

« Elle avait d’abord souhaité être enterrée à La Madrague, mais elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie », raconte-t-il. La perspective de rassemblements permanents de visiteurs le long du sentier du littoral avait conduit Brigitte Bardot à renoncer à ce souhait initial.

 

Une cérémonie retransmise pour un hommage populaire

 

 

Conscients de l’attachement profond du public à Brigitte Bardot, les organisateurs ont mis en place un dispositif exceptionnel. La cérémonie a été retransmise en direct sur le port de Saint-Tropez, sur la place des Lices et devant la mairie.

Cette diffusion a permis aux habitants, mais aussi aux nombreux admirateurs venus parfois de loin, de se recueillir sans perturber le déroulement des obsèques. Un hommage collectif, silencieux et respectueux, à une femme qui a profondément marqué l’imaginaire français et international.

À Saint-Tropez, l’émotion était palpable. Si la ville a appris depuis longtemps à cohabiter avec la légende Bardot, la disparition de celle qui en fut l’âme pendant plus de soixante ans laisse un vide particulier.

 

Une icône du cinéma devenue conscience militante

 

 

Réduire Brigitte Bardot à ses rôles mythiques serait incomplet. Si elle reste à jamais associée à Et Dieu… créa la femme ou à l’image de la femme libre des années 1950 et 1960, sa seconde vie, militante, a profondément redéfini son héritage.

En fondant la Fondation Brigitte Bardot en 1986, elle a imposé la question du bien-être animal dans le débat public, parfois au prix de polémiques et de prises de position radicales. Jusqu’à ses derniers jours, elle n’a jamais cessé de dénoncer la maltraitance animale, l’abattage rituel ou encore certaines pratiques industrielles.

Pour Bernard d’Ormale, cette cohérence est essentielle pour comprendre les derniers instants de son épouse : « Elle est partie comme elle a vécu, en restant fidèle à ses convictions ».

 

Un héritage durable, au-delà des controverses

 

 

La disparition de Brigitte Bardot relance inévitablement le débat sur son héritage. Figure adulée, mais aussi critiquée pour certaines prises de position publiques, elle demeure l’une des personnalités françaises les plus connues au monde.

Son influence dépasse le cinéma et le militantisme. Elle a incarné une forme de liberté féminine, une rupture avec les normes de son époque, et une capacité rare à se réinventer hors du système qui l’avait consacrée.

Alors que la Fondation Brigitte Bardot poursuivra son action, la parole de son mari, livrée avec pudeur, vient clore un chapitre intime tout en rappelant l’essentiel : derrière le mythe, il y avait une femme, confrontée à la maladie, à la finitude, et restée fidèle à elle-même jusqu’au dernier souffle.

 

Saint-Tropez, dernier décor d’une vie hors du commun

 

 

En choisissant Saint-Tropez pour son dernier repos, Brigitte Bardot referme symboliquement la boucle. C’est là qu’elle avait trouvé refuge, loin du tumulte parisien et des plateaux de cinéma, et c’est là qu’elle a souhaité s’éteindre.

Ce mercredi matin, sous le ciel d’hiver de la Côte d’Azur, c’est toute une époque du cinéma français qui s’est inclinée. Une époque incarnée par une femme qui n’a jamais cessé de déranger, de fasciner et de susciter l’engagement.

Brigitte Bardot laisse derrière elle une œuvre, un combat et une empreinte durable sur la société française. Sa disparition, annoncée avec sobriété par celui qui partageait sa vie, marque la fin d’un destin exceptionnel.

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