Inès de la Fressange, éternelle icône de l’élégance à la française, n’a jamais eu peur de parler vrai. À 67 ans, l’ancienne muse de Karl Lagerfeld et ambassadrice du chic parisien ose aborder un sujet encore trop souvent tu : les fausses-couches. Dans une interview bouleversante accordée à La Tribune du Dimanche le 23 novembre 2025, elle révèle avoir vécu six fausses-couches au cours de sa vie. Un témoignage rare, sincère et nécessaire pour libérer la parole des femmes.
La Parisienne en Provence, quand Inès de la Fressange nous invite à voir la vie en rose
Le 12 novembre 2025, Inès de la Fressange a publié La Parisienne en Provence (éditions Flammarion), un livre lumineux où elle partage sa philosophie de vie, ses astuces mode, beauté et décoration, mais aussi des confidences très personnelles. Loin d’être un simple guide de style, cet ouvrage est une véritable déclaration d’amour à l’art de vivre avec légèreté malgré les épreuves.
En parallèle, elle continue de collaborer avec des marques qui lui ressemblent : en 2025, elle a signé une collection capsule intemporelle avec DIM, prouvant une fois de plus que le chic n’a pas d’âge.
Inès de la Fressange, maman comblée de Nine et Violette, « Elles me bluffent chaque jour »
Derrière l’image de la femme d’affaires accomplie se cache une mère profondément fière et admirative de ses deux filles :
| Fille | Année de naissance | Parcours artistique |
|---|---|---|
| Nine d’Urso | 1994 | Mannequin depuis l’adolescence, actrice (rôle principal dans La Rebelle, biopic sur George Sand) |
| Violette d’Urso | 2000 | Passionnée de photographie, d’art et de mode, autrice de deux livres (dont un en italien) |
« Toutes les deux me bluffent par leur intelligence, leur sensibilité, leur ouverture au monde », confiait-elle récemment à Gala. Elle ajoute avec humour : « Elles m’apprennent pas mal de trucs, notamment ce qui ne se dit plus. Écoutons les jeunes ! »
« J’ai perdu six enfants », Inès de la Fressange brise le tabou des fausses-couches
Le 23 novembre 2025, Inès de la Fressange a choisi La Tribune du Dimanche pour livrer une confidence d’une rare intensité : « J’ai dû perdre six enfants à la suite de fausses-couches ».
Des mots simples, directs, qui contrastent avec l’image glamour qu’on lui connaît. Elle explique sa démarche avec beaucoup de bienveillance :
« Je n’hésite pas à en parler car lorsque ça vous arrive, nous sommes dévastées et surprises, alors que c’est malheureusement très courant. »
En France, on estime qu’une grossesse sur quatre se termine par une fausse-couche. Pourtant, le sujet reste entouré de silence et de honte. En prenant la parole, Inès de la Fressange rejoint le mouvement de nombreuses personnalités (Chrissy Teigen, Meghan Markle, Laetitia Milot…) qui œuvrent pour normaliser ce deuil trop souvent minimisé.
Pourquoi parler des fausses-couches est encore si difficile en 2025 ?
Malgré les progrès sociétaux, de nombreuses femmes se sentent encore coupables ou obligées de cacher leur douleur. Voici les principales raisons de ce tabou persistant :
- La pression sociale de la « maternité parfaite »
- L’idée reçue que « c’est fréquent, donc ce n’est pas grave »
- Le manque de reconnaissance du deuil périnatal avant 22 semaines
- La peur du jugement (« tu en auras d’autres »)
En partageant son histoire, Inès de la Fressange rappelle que chaque fausse-couche est une perte réelle, et que le droit de pleurer ces enfants « qui n’ont pas vu le jour » est légitime.
Un message d’espoir, « La vie peut être belle malgré tout »
Si Inès de la Fressange parle aujourd’hui de ses six fausses-couches, ce n’est pas pour s’apitoyer, mais pour aider. Elle insiste sur le fait qu’on peut traverser ces épreuves et continuer à rayonner. Mère épanouie de Nine et Violette, elle incarne cette résilience élégante qui la caractérise.
Son livre La Parisienne en Provence est d’ailleurs imprégné de cette philosophie : apprendre à cultiver la joie, même quand la vie nous a blessées.
En osant parler de ses six fausses-couches à 67 ans, Inès de la Fressange offre un cadeau immense à toutes les femmes qui ont vécu ou vivront ce drame. Elle rappelle que la douleur n’efface pas le bonheur, et que l’on peut être à la fois une icône flamboyante et une femme qui a pleuré des enfants disparus trop tôt.
Un témoignage fort, sincère et libérateur qui, espérons-le, contribuera à faire évoluer les mentalités.
Parce que oui, on a le droit de parler. Et merci à Inès de nous le rappeler avec autant de classe.
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