Julien Clerc : Pourquoi il ne chante plus "L’assassin assassiné" et son hommage à Robert Badinter

Julien Clerc : Pourquoi il ne chante plus "L’assassin assassiné" et son hommage à Robert Badinter

Auteur : Julien Baudry

Date : 09 octobre 2025 à 14:37

Julien Clerc, icône de la chanson française, continue de captiver son public à 78 ans avec des concerts vibrants d’émotion. Cependant, une de ses chansons les plus emblématiques, L’assassin assassiné, ne résonne plus sur scène. Ce titre, symbole d’un engagement fort contre la peine de mort, demande une énergie que l’artiste préfère désormais préserver. En 2025, Julien Clerc revient sous les projecteurs pour un événement historique : une prestation au Panthéon en l’honneur de Robert Badinter. Cet article explore les raisons de ce choix, l’histoire de la chanson et l’hommage poignant rendu à une figure majeure de la justice française.

 

Un hommage historique au Panthéon en 2025

 

Le 9 octobre 2025, Julien Clerc a été choisi par le président Emmanuel Macron pour chanter lors de la cérémonie d’entrée au Panthéon de Robert Badinter, l’ancien ministre de la Justice décédé le 9 février 2024 à 96 ans. Cette cérémonie, réunissant les plus hautes autorités françaises et des personnalités du monde culturel, célèbre l’héritage de Badinter, fervent défenseur de l’abolition de la peine de mort en France.

Pour Julien Clerc, cet événement est une première : “C’est la première fois que je chante au Panthéon,” a-t-il confié dans une interview au Parisien. “C’est un honneur immense d’être associé à un homme aussi admirable que Robert Badinter.” Cette performance n’est pas anodine : elle marque le retour sur scène d’une chanson emblématique de son répertoire, L’assassin assassiné, dans une version réarrangée pour l’occasion.

 

L’histoire de "L’assassin assassiné", une chanson engagée

 

Sortie en 1980, L’assassin assassiné est une œuvre majeure de Julien Clerc, écrite par le parolier Jean-Loup Dabadie. À une époque où le débat sur la peine de mort divisait la société française, cette chanson dénonçait avec force l’injustice de la peine capitale. Son texte poignant et sa mélodie captivante en ont fait un hymne marquant de la chanson française.

Julien Clerc se souvient d’un moment clé lié à cette chanson : “J’ai eu l’opportunité d’assister à une plaidoirie de Robert Badinter lors d’un procès à Toulouse, accompagné du chroniqueur judiciaire Paul Lefèvre. L’audience était hostile, majoritairement favorable à la peine de mort. La plaidoirie de Badinter était d’une puissance rare, elle m’a profondément marqué.” Cette expérience a renforcé l’impact de la chanson, qui est devenue un symbole du combat pour l’abolition, concrétisée en 1981 sous l’impulsion de Badinter.

Événement Date Description
Sortie de L’assassin assassiné 1980 Chanson écrite par Jean-Loup Dabadie, dénonçant la peine de mort.
Abolition de la peine de mort 1981 Robert Badinter, ministre de la Justice, fait voter la loi abolissant la peine capitale.
Hommage au Panthéon 9 octobre 2025 Julien Clerc chante une version revisitée de L’assassin assassiné pour Robert Badinter.

 

Pourquoi Julien Clerc a-t-il arrêté de chanter cette chanson ?

 

Malgré son importance, L’assassin assassiné n’est plus interprétée en tournée par Julien Clerc. “Cette chanson dure plus de six minutes et demande un engagement physique et émotionnel considérable,” a-t-il expliqué au Parisien. “Après l’avoir chantée quelque temps en 1980, j’ai décidé de l’arrêter, car elle était trop exigeante sur scène.”

Cette intensité, tant dans le texte que dans l’interprétation, reflète l’engagement de Julien Clerc pour des causes justes. Cependant, pour la cérémonie au Panthéon, l’artiste a accepté de la reprendre dans une version écourtée : “Nous avons retravaillé la chanson pour qu’elle dure environ quatre minutes, en gardant son essence. Je serai accompagné d’un piano et de claviers, avec de nouveaux arrangements.” Ce choix montre que, même 45 ans après sa sortie, L’assassin assassiné reste une œuvre intemporelle.

 

Julien Clerc et Robert Badinter, une connexion profonde

 

Julien Clerc n’a rencontré Robert Badinter qu’à trois reprises, mais son admiration pour l’ancien ministre est profonde. “Son parcours, son combat pour l’abolition de la peine de mort et sa vision de la justice m’ont toujours inspiré,” a-t-il déclaré. Cette connexion personnelle rend l’hommage du 9 octobre 2025 d’autant plus émouvant.

En chantant au Panthéon, Julien Clerc ne rend pas seulement hommage à Badinter, mais aussi à une époque où la musique pouvait porter des messages politiques et sociaux forts. L’assassin assassiné incarne cette capacité de la chanson française à influencer les consciences et à participer aux grands débats de société.

 

Une carrière marquée par l’engagement

 

Julien Clerc, avec plus de 50 ans de carrière, a toujours su mêler poésie, mélodie et engagement. De Ma préférence à Fais-moi une place, ses chansons ont marqué plusieurs générations. L’assassin assassiné reste toutefois un jalon particulier, tant par son message que par son impact culturel.

En 2025, à 78 ans, l’artiste continue de se produire sur scène avec une énergie remarquable, tout en faisant des choix artistiques réfléchis. L’abandon de L’assassin assassiné en tournée, mais son retour exceptionnel pour le Panthéon, illustre cette volonté de préserver son énergie tout en honorant des moments historiques.

Chanson Année Thème
Ma préférence 1978 Amour et intimité
L’assassin assassiné 1980 Opposition à la peine de mort
Fais-moi une place 1989 Amour et partage

 

Julien Clerc aujourd’hui, une icône toujours active

 

À 78 ans, Julien Clerc reste une figure incontournable de la scène française. Marié à Hélène Grémillon, il est également le père de Léonard, un jeune homme de 17 ans qui se fait un nom sur les réseaux sociaux dans un domaine éloigné de la musique. Cette vitalité familiale et artistique reflète l’énergie de l’artiste, qui continue d’enchaîner les projets avec passion.

Son passage au Panthéon en 2025 marque un moment fort de sa carrière, prouvant que sa musique transcende les époques. En revisitant L’assassin assassiné, Julien Clerc montre que son répertoire reste ancré dans les combats d’hier et d’aujourd’hui.

L’hommage de Julien Clerc à Robert Badinter au Panthéon le 9 octobre 2025 est bien plus qu’une simple performance. C’est une célébration de l’engagement, de la justice et de la puissance de la musique pour porter des idées. En choisissant de reprendre L’assassin assassiné, même dans une version adaptée, Julien Clerc rappelle l’importance de ne pas oublier les combats du passé.

Si cette chanson ne résonne plus dans ses concerts habituels, son retour pour un événement aussi symbolique montre que l’art peut continuer à éclairer les consciences. Julien Clerc, à travers sa voix et son histoire, reste un pont entre les générations et les idéaux.

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