À Monaco, derrière les façades majestueuses du Palais princier, un espace inédit vient de voir le jour. Un potager familial et écologique a récemment été aménagé dans les jardins de la résidence princière. Porté par Jessica Sbaraglia, fondatrice de Terrae, et encouragé par le Prince Albert II, ce projet illustre l’alliance entre agriculture urbaine, développement durable et transmission intergénérationnelle.
Un projet innovant au cœur de Monaco
La Principauté de Monaco, connue pour son urbanisme dense et son dynamisme économique, surprend une fois de plus par sa capacité à innover en matière de développement durable. Le nouveau potager du Palais princier s’inscrit dans cette démarche. Conçu comme un véritable laboratoire de l’agriculture en ville, il démontre qu’il est possible de conjuguer patrimoine historique et modernité écologique.
Ce projet, initié en collaboration avec Terrae, entreprise spécialisée dans la création de potagers urbains, occupe une dizaine de mètres carrés et comprend trois bacs de culture. Les premières plantations, réalisées entre avril et mai, ont déjà permis d’accueillir une diversité de légumes et d’herbes aromatiques.
Le rôle central de Jessica Sbaraglia et Terrae
Fondée par Jessica Sbaraglia, Terrae s’est imposée en quelques années comme un acteur incontournable de l’agriculture urbaine en Principauté. Son objectif : réintroduire la nature dans la ville et favoriser une consommation plus responsable. Après avoir installé des potagers dans plusieurs établissements scolaires et entreprises monégasques, Terrae a franchi une étape symbolique avec ce projet au Palais princier.
Selon la fondatrice, cette idée était en gestation depuis plusieurs années. Des discussions régulières avec le Prince Albert II, autour du potager de sa résidence privée de Roc Angel, avaient déjà ouvert la voie à une telle initiative. L’opportunité s’est concrétisée cette année, avec la mise à disposition d’un espace dans les jardins princiers.
Un engagement personnel du Prince Albert II
Le Prince Albert II, fervent défenseur de l’environnement, a personnellement soutenu le projet. Ses enfants, le Prince Jacques et la Princesse Gabriella, ont activement participé à la mise en terre des premières cultures, renforçant ainsi l’aspect éducatif et familial de l’initiative.
Le souverain a exprimé son enthousiasme en soulignant : « Je suis heureux de voir naître ce potager Terrae au cœur même des jardins du Palais. Ce projet incarne les valeurs de durabilité, de transmission et de respect de la nature que nous devons défendre. »
Les cultures implantées dans le potager
Pour ce lancement, l’accent a été mis sur des cultures saisonnières adaptées au climat méditerranéen. Les produits récoltés seront directement utilisés par le chef cuisinier du Palais, garantissant ainsi une alimentation saine, locale et respectueuse des cycles naturels.
| Catégorie | Produits cultivés |
|---|---|
| Légumes | Tomates, courgettes, aubergines, poivrons |
| Fruits | Fraises |
| Herbes aromatiques | Basilic, persil, ciboulette, thym |
Un exemple de transmission éducative
La participation des enfants princiers, Jacques et Gabriella, illustre parfaitement l’esprit de transmission cher à ce projet. Planter, arroser et observer la croissance des légumes leur permet de comprendre, dès le plus jeune âge, les cycles naturels et l’importance du respect de l’environnement.
Ce geste pédagogique vise aussi à sensibiliser les futures générations de Monégasques aux bienfaits d’une alimentation locale, durable et équilibrée.
Un modèle de développement durable pour Monaco
Au-delà de sa dimension symbolique, le potager du Palais princier représente une vitrine pour la promotion de l’agriculture urbaine. Il prouve que même dans un territoire restreint comme Monaco, il est possible d’intégrer des espaces de production alimentaire.
Cette démarche s’inscrit en cohérence avec les engagements internationaux du Prince Albert II en matière de transition écologique. La Principauté œuvre déjà dans les domaines de la protection des océans, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la préservation de la biodiversité. Ce potager en est une illustration concrète au quotidien.
L’impact sociétal et symbolique de l’initiative
L’installation de ce potager envoie un message fort : même au sein d’un palais chargé d’histoire, la modernité écologique a toute sa place. Il s’agit d’un exemple inspirant pour les habitants de Monaco, mais aussi pour les visiteurs internationaux qui découvrent la Principauté.
En valorisant une consommation locale et respectueuse de l’environnement, la famille princière démontre son engagement à adopter un style de vie aligné avec les grands enjeux écologiques du XXIᵉ siècle.
Un pas vers l’autosuffisance alimentaire ?
Si le potager reste modeste en superficie, il ouvre une réflexion plus large sur l’autosuffisance alimentaire à Monaco. La Principauté, dépourvue de vastes terres agricoles, dépend en grande partie des importations. Encourager les potagers urbains, même de petite taille, participe à la diversification des ressources et à une meilleure résilience face aux crises.
À terme, ce type d’initiatives pourrait inspirer d’autres projets collectifs, notamment dans les quartiers résidentiels et les établissements scolaires.
L’installation de ce potager au Palais princier de Monaco est bien plus qu’un simple aménagement décoratif. Il s’agit d’un geste fort, porteur de sens, qui associe tradition familiale, pédagogie et écologie. Grâce à la vision de Jessica Sbaraglia et au soutien actif du Prince Albert II, la Principauté démontre une fois de plus sa capacité à conjuguer prestige et responsabilité environnementale.
Dans un monde où les enjeux écologiques deviennent prioritaires, ce potager princier illustre parfaitement la devise : « Penser global, agir local ». Un exemple à suivre, bien au-delà des frontières monégasques.
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